Afrique Olivier Kapo « J’ai l’impression d’avoir 20 ans »

Vainqueur de Guingamp (2-1) lors de la 26ème journée de Ligue2, Auxerre pointe au 8ème rang du championnat, à 10 points de la 3ème place occupée par Caen. Buteur dans cette affiche (pour l’égalisation), Olivier Kapo a trouvé une seconde jeunesse dans son club formateur. Sur RMC, le Franco-ivoirien, capitaine de l’AJA, parle du renouveau des Bourguignons…
Depuis l’arrivée de Bernard Casoni sur le banc à la place de Jean-Guy Wallemme, l’AJA se classe troisième de L2 (après 10 matchs). Qu’est-ce que votre nouvel entraîneur a changé ?
On ne va pas s’enflammer, nous ne sommes que huitièmes. On va prendre les matches comme ils viennent et on fera le bilan en fin de saison.  Il y a de la qualité dans notre groupe, on a de très bons jeunes (…) L’état d’esprit a changé, il (Casoni) essaie de tirer le meilleur de tous les joueurs. Il y a un respect qui existe entre lui et les joueurs car on connaît son vécu, on sait tout ce qu’il a fait dans sa carrière. Cela permet peut-être à son message de passer plus rapidement. Avec lui, les jeunes ont pris conscience de ce qu’ils devaient faire. Le haut niveau demande beaucoup d’exigences et ils n’étaient peut-être pas à la hauteur sur ce plan en début de saison. Mais c’est le cas désormais. On tire tous dans le même sens.
Ce n’était donc pas le cas auparavant ?

On avait peut-être un peu perdu ça mais c’est revenu et les résultats suivent. Et ce n’était pas le problème de Jean-Guy Wallemme, car déjà avant lui ça ne passait pas. Il y a une certaine rigueur qui est arrivée avec le nouveau coach, qui demande toujours plus à l’entraînement, et c’est peut-être dû à ça.
Ce retour à l’AJA, même en L2, peut-il s’apparenter à une renaissance pour vous après vos nombreuses blessures ?
L’AJA, c’est mon club de cœur. On est descendus, à nous de nous battre pour le faire remonter. Moi, j’ai 32 ans mais j’ai l’impression d’avoir 20 ans, je me sens bien dans ma peau. En France, on fait trop attention à l’âge. J’ai beaucoup de chance de jouer au football, d’avoir pu faire de ma passion mon métier. Pour vous dire la vérité, quand je vois ce qui m’arrive, j’apprécie chaque journée. Je prends du plaisir aux entraînements comme en match et je ne me pose pas de questions sur la suite. Je reviens de loin avec toutes mes blessures et je suis très content de retrouver mon niveau…

Publié par Benoit DOSSEH pour Africa Top Sports

Benoit DOSSEH / ATS