Antilles Yohann Thuram : « Le marché est compliqué pour les gardiens »

THURAM2Yohann Thuram-Ulien va désormais évoluer sous les couleurs du Standard de Liège. Le gardien guadeloupéen quitte ainsi la France pour poursuivre sa carrière en Belgique. Auteur d’une excellente saison dans les cages de Troyes la saison passée, l’Antillais n’a malheureusement pas pu empêcher la relégation de l’ESTAC. Le Français n’évoluera pas donc en Ligue 2 mais plutôt dans la Jupiler Pro League.

Son transfert vers le Standard a connu divers péripéties. Dans un entretien avec L’Est-Eclair, le neveu de Lilian Thuram est revenu sur son mercato un peu particulier.
« J’ai toujours dit que je voulais privilégier la Ligue 1. J’avais envie de confirmer après une seule saison. Mais le marché est compliqué pour les gardiens. J’ai quand même voulu attendre pour voir s’il y avait une porte qui s’ouvrait. Finalement, j’ai dû opter pour l’étranger. L’avenir dira si j’ai fait le bon choix. Mais aujourd’hui, je ne regrette rien. Ça ne s’est pas fait de la manière que j’espérais, c’est sûr. J’ai blessé des personnes importantes pour moi mais je n’ai pas eu beaucoup de temps pour réfléchir. »
« J’ai fait une erreur, j’ai dévié de la route pour une seule fois, et je m’en suis excusé. C’était la décision la plus difficile à prendre de ma petite carrière mais je l’assume. J’ai pensé à mon avenir, j’ai dû emprunter des chemins inhabituels pour que ça se fasse. Mais je ne me serais jamais permis de faire ça si les deux clubs n’avaient pas un accord sur le transfert. La semaine dernière, je n’avais plus de nouvelles, je pensais sincèrement que c’était fini, j’ai eu une discussion avec le coach pour lui dire que j’étais tourné vers l’Estac. Je pensais vraiment jouer à Niort. Et puis tout s’est précipité dimanche soir. Le président du Standard m’a rappelé pour me dire que ça avait assez traîné, qu’il me voulait vraiment et qu’il fallait en finir avec ce transfert, que j’avais les cartes en main. Voilà, j’étais face à un dilemme, mais j’ai senti qu’il fallait faire vite. J’étais sous pression. Je savais que, quoi qu’il arrive, je créerais de la déception. J’ai préféré y aller directement. Je n’avais vraiment pas envie de rater cette opportunité. »

 

Publié par Isidore AKOUETE pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com