Afrique Togo : Les Chantiers qui attendent la ministre des Sports Drakey-Mensah

drakeyyyy123Lors de la passation de pouvoir, la nouvelle ministre des Sports, Angèle Amouzou Drakey-Mensah a vite reconnu l’immense mission qui l’attend : « La mission est importante et les enjeux colossaux, mais nous gagnerons le pari ».

Comme si elle mesurait déjà l’ampleur de son travail, Drakey Mensah se montre rassurante. Mais les chantiers restent énormes.

La subvention de l’Etat interrompue

Les 24 fédérations sportives sont confrontées à un problème majeur de financement. Les subventions accordées par l’Etat togolais depuis déjà trois ans ont été suspendues cette année. Laissées pour compte, les associations traversent actuellement un problème crucial d’argent pour organiser leur championnat. Alors, tous les regards sont tournés vers le ministère pour débloquer la situation.

La gestion catastrophique de la FTF

Le football au Togo baigne dans une ambiance de désordres avec une division monstre au sein de la FTF. Illustration parfaite des sorties récurrentes des premier et second vices présidents réclamant une bonne organisation de la chose administrative et aussi de la demande de compte de la FIFA, sans oublier le problème du sélectionneur. Didier Six est –il encore coach des Eperviers ?-

Même si l’observateur du football togolais ose croire que rien ne se fera pour les comptes de la Coupe d’Afrique des Nations, ce problème également constitue une charge  pour la nouvelle patronne des Sports.

Des activités de Basket ball en baisse de régime

Même si on note de façon intempestive quelques compétitions en Basket-Ball, ce n’est pas pour le moment ce que peut espérer la fédération de la discipline. Bien que structurée, la fédération est loin de garantir une certaine autonomie financière.

Plus de compétitions de volley ball

Le Volley Ball ne se joue plus sur « la Terre de nos aïeux » alors qu’on avait connu une ascension de la discipline. Le Togo avait participé aux différentes compétitions de la sous-région et même mondial notamment en Beach volley. La plage de  Lomé qui servait de cadre à ces genres d’organisation est aujourd’hui déserte des joueurs de Beach volley. Le volley Ball, lancé à la base et dénommé « l’opération volley Ball à l’école » a connu un frein.

Des infrastructures déficitaires en hand

En hand Ball, on ne parle plus d’infrastructures, de matériels ainsi que des joueurs de la discipline. Un constat qui a éloigné le Togo des autres pays de la sous région en matière de niveau. Le Togo a énormément dégringolé.

Division au sein des acteurs de boxe

Entre temps divisée, la fédération togolaise de boxe a réussi à calmer les ardeurs grâce à une élection que certains avaient jugée  tronquée. Cette discipline connait une division profonde au sein des pratiquants.

L’athlétisme peine à se relever

Au niveau de l’athlétisme, le Togo est inexistant sur l’échiquier africain. Les rares  meilleurs athlètes togolais ont de la peine à suivre le rythme lors des compétitions africaines et mondiales. La relève n’est jusque là pas assurée.

Gestion opaque des ressources financière

La fédération  de cyclisme organise les tours du Togo pour les étrangers. Une victoire d’étape est une victoire du tour pour l’association en charge de la discipline. Aussi, la médiatisation et surtout le sponsoring puis la publicité sont laissés à la charge du promoteur Francis Ducreux. Les pourcentages dont devaient bénéficier les cyclistes sont laissés à son appréciation. Cette situation ne donne pas assez de motivations pour les athlètes togolais, battu toujours au classement général.

Charte sportive dans le tiroir

La charte sportive votée par l’Assemblée nationale est depuis lors restée dans le tiroir. Cette loi votée en juin 2011 devait combler le déficit du pays et doter le mouvement sportif national des capacités nécessaires en vue de l’élaboration d’une réelle et véritable politique sportive dans le pays. Ceci sera facilité par le fait que la loi comporte en elle-même des innovations non moins importantes. Parmi celles-ci, figurent la création d’un conseil national des activités physiques et sportives, la possibilité pour tous de mettre sur pied des infrastructures susceptibles de favoriser la pratique des activités physiques et sportives, la création d’un office national de gestion des infrastructures et équipements sportifs, pour ne citer que celles-là.

Des disciplines sportives en associations ?

Certaines disciplines olympiques ou non, veulent être reconnues comme des associations afin de bénéficier de la subvention de l’Etat.

La liste n’est pas exhaustive et les chantiers qui attendent la nouvelle patronne des Sports sont énormes. Aura-t-elle les coudées franches pour soutenir et ensuite soulever ces différentes missions ?

 

Publié par Franck OROCOTI pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com