Brésil 2014 France-Ukraine: plus qu’un défi, c’est l’honneur des Bleus qui se joue

Equipe-de-France-footballAujourd’hui mardi 19 novembre 2013, c’est tout un peuple qui retient son souffle. De Paris à Marseille en passant Lyon, Bretagne et les autres villes et contrées de l’Hexagone, c’est plus de 65 millions de personnes qui ont le regard tourné vers le Stade de France d’où viendra leur secours. Ce soir, pour qui abhorre l’équipe de France ou qui l’adule envers et contre tout, il y a du très lourd à Saint-Denis. Un match au parfum fatal, avec le sublime ou le déshonneur pour seules issues possibles. Pas de demi-mesure.

Ca passe ou ça casse

Battus à l’aller (0-2), les Bleus ont entre retourner l’Ukraine et les cœurs avec, et se recevoir au fond du trou. En français facile, soit Didier Deschamps et ses hommes s’imposent et reversent la vapeur face à une Ukraine décidée  à  mouiller le maillot pour confirmer son avance sur la France. Pour certains comme Patrice Evra ou Franck Ribéry, ce France-Ukraine ressemble déjà à un quitte ou double. Raymond Domenech n’a pas manqué de le rappeler au «Journal» de TF1: «On va ou on ne va pas à une Coupe du monde, c’est tout, y a pas de rattrapage, a souligné en rouge l’ancien sélectionneur, très détendu pour sa part. C’est quatre ans, hein. Si on rate le coche, y en a c’est fini, de leur vie ils ne la joueront plus. Il faut qu’ils se mettent ça dans la tête et qu’ils se disent: «C’est peut-être ma dernière chance de faire une Coupe du monde, il faut que j’y aille

Raymond Domenech n’a jamais fait l’unanimité en équipe de France jusqu’à son limogeage en 2010. Son message peut-il prendre ? Le cri de ralliement qu’a poussé l’actuel patron Didier Deschamps (dont le sort est aussi lié à ce match), relayé par ses joueurs et ses officiels, a-t-il une chance d’effleurer les oreilles de ces mecs-là? Sont-ils capables de réagir sur un terrain, eux qui ont si fière allure sur le papier et, pour certains, en boîte de nuit? Là est la seule question que se posent les Français: qui sont ces types déguisés en coqs?

Les Bleus doivent se blinder le mental

Dans un discours à la Chambre des Communes le 04 juin 1940, Winston Churchill alors Premier ministre britannique, disait ceci : « Nous irons jusqu’au bout. Nous ne nous rendrons jamais ! ». Il ajoute : « nous nous battrons…nous nous battrons…nous nous battrons… ». Des mots forts qui devraient servir de stimulus pour les Bleus et les pousser à la difficile victoire ce soir à Saint-Denis. Difficile victoire parce que déjà battus (0-0) à l’aller et donc contraints de marquer au bas mot 3 buts contre l’Ukraine qui ne vient pas en spectateur.

Ce match est plus qu’un défi, c’est un honneur. Un honneur parce le respect à l’aîné champion du monde 2006 passe par là. Se faire tomber par l’Ukraine aurait un goût d’humiliation pour la France!

L’honneur de l’équipe de France est froissé, l’image salie depuis un septennat maintenant. Le succès sportif de 2006, déjà, n’avait pas réussi à occulter querelles et dissensions naissantes. Un Euro 2008 calamiteux plus tard, il y eut ce Mondial 2010 consumé dans les vapeurs néfastes de la honte et du scandale. L’Euro suivant donna l’illusion d’un mieux, mais non, décidément, le naturel revient au galop.

Qu’est-ce que la génération actuelle laisserait-t-elle si elle ratait le Mondial brésilien, si ce n’est la cascade de défaites sans oublier les blessures humaines et les tourments médiatiques qui rythment leur quotidien?

 

 

 

 

 

Publié par Equipe rédaction pour Africa Top Sports

L'équipe de la rédaction d'Africa Top Sports