Algérie De retour en France, Zahir Belounis raconte son calvaire qatari

Zahir Belounis newBloqué pendant près d’un an au Qatar, suite à un conflit avec son club, Zahir Belounis a été finalement libéré mercredi. A son arrivée jeudi soir à l’aéroport Charles Roissy De Gaule, le footballeur franco-algérien a fait des déclarations choquantes.

« En partie ils m’ont détruit« , a déclaré Zahir Belounis, 33 ans, aux côtés de sa femme Johanna et de ses deux filles Maissa et Louna, avant  d’ajouter : « Mais ce n’est pas fini« . Il précise aussitôt: « C’est important de le dire, aucun souci avec le Qatar« , le futur pays hôte du Mondial 2022 de football. « Mon problème, c’était avec le club« , a-t-il insisté.

Le joueur, originaire du Val-de-Marne, dans la région parisienne, était arrivé au Qatar en 2007, pour porter les couleurs du club qatari de deuxième division d’Al-Jaish. Un séjour sportif qui l’avait même amené à porter le maillot national qatari en 2010, pour la Coupe du monde militaire au Brésil, après avoir été naturalisé. Mais la situation s’était dégradée dès 2012, quand le club avait cessé de lui verser son salaire. Et Zahir Belounis s’était finalement décidé à porter plainte contre son club en février 2013. « On m’a fait du chantage, mais je n’ai pas cédé« , a expliqué le joueur jeudi, à son arrivée sur le sol français, devant des dizaines de journalistes et de caméras de télévision, de la presse française ou étrangère.

De fait, dès cette plainte contre son club, Zahir Belounis s’était retrouvé bloqué au Qatar, faute de visa de sortie. « Ici, vous êtes parrainé par une personne ou une entreprise, et grâce à cet exit visa, ils ont le droit de vous donner l’autorisation de quitter le pays ou non« , avait-il expliqué en octobre, en témoignant sur son cas, depuis Doha. « Vous imaginez bien que chaque employé au Qatar réfléchit à deux fois avant d’attaquer son employeur« , avait alors ajouté le footballeur, une de ces victimes parmi des centaines d’autres de ce système du Kafala, en vigueur dans les pays du Golfe, où chaque salarié est en fait la quasi propriété de son sponsor, son Kafil.

Publié par Equipe rédaction pour Africa Top Sports

L'équipe de la rédaction d'Africa Top Sports