Afrique Béranger-Aymard Bosse: Un talent mis à mal par la crise dans son pays la Centrafrique

Bérenger-Aymard Bosse est un athlète centrafricain. Il a fini 3e sur 60 mètres aux Championnats de France d’athlétisme en salle, à Bordeaux. Fort de cette performance, le pensionnaire de l’EFS Reims compte réussir une grande saison 2014. Une volonté et une détermination au milieu de la grave crise qui secoue son pays la Centrafrique où se trouve sa famille.

BérengerDans un entretien à RFI, le sprinter centrafricain croit en ses chances. « Je me suis préparé en vue des Championnats du monde en salle. Pour le moment, tout à l’air de bien se passer. Mon entraîneur et mon entourage me disent que je peux créer la surprise« .

Hélas! L’athlétisme ne bénéficie pas du même soutien de la part des autorités centrafricaines, contrairement au football ou au basketball. D’ailleurs, cela pouvait-il en être autrement quand on sait que Bosse est pour le moment le seul porte-flambeau de la Centrafrique à l’échelle internationale?

« En athlétisme, je suis le seul à défendre les couleurs centrafricaines dans les différents championnats(…) J’aimerais bien que mon pays me soutienne comme il soutient le football et le basket-ball.« , plaide le sprinter.

A cette situation déjà difficile, vient s’ajouter la crise qui secoue la Centrafrique. « Le premier mois, j’étais très stressé. Aux entraînements, je n’arrivais pas à être détendu. Heureusement, j’ai le soutien de mon entourage et de mes collègues. Et puis, j’ai compris que ne pas m’entraîner ne changerait rien à ce qui se passe dans mon esprit. Du coup, j’ai essayé de profiter des entraînements pour oublier ce qu’il se passe« , confie-t-il.

« Tout ça a d’ailleurs un peu freiné ma préparation. Toute ma famille est à Bangui. Dieu merci, ils sont sains et saufs. Ça m’a soulagé. Tout ce que j’ai vu aux informations a joué sur mon moral. Quand je marche dans la rue, les gens savent que je suis centrafricain et ils me parlent de la situation« , a déclaré Bérenger-Aymard à RFI, tout en gardant l’espoir que les choses vont vite se calmer et que la transition se passera bien.

Cela fait neuf ans qu’il a quitté la Centrafrique. Aujourd’hui, l’athlète se dit toujours étonné de ce basculement mais se dit prêt à retourner sur la terre qu’il l’a vu naître. Mais en attendant, il est concentré sur les préparatifs des Mondiaux.

Publié par Equipe rédaction pour Africa Top Sports

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