Afrique Propriété des joueurs par les tiers: Platini interpelle la Fifa

La possession des joueurs par des tierces personnes est un grave danger pour le football, selon Michel Platini, président de l’Uefa. Pour lui, cela constitue une gangrène qu’il faut guérir au plus vite. Ainsi, il a lancé jeudi un appel solennel au président de la Fifa Joseph Blatter pour qu’il ait le courage politique de s’attaquer à ce  problème.

platini-ET-blatterDans son discours d’ouverture du Congrès de l’Uefa à Astana, Michel Platini a profité de la présence aux premières loges de Blatter pour lancer ce message: « La foi que nous avons dans le rôle social du football doit nous donner la force de prendre à bras le corps des problèmes majeurs qui représentent un grave danger pour notre sport: Je pense ici à la propriété des joueurs par des tiers, autrement appelée TPO ou Third Party Ownership ». « Quand j’étais joueur, j’ai fait grève pour que les joueurs n’appartiennent plus à leurs clubs et puissent jouir d’une légitime liberté, a poursuivi l’ancienne star de la Juventus. Aujourd’hui, les joueurs n’appartiennent certes plus à leurs clubs, mais c’est pire: ils appartiennent de plus en plus souvent à des sociétés opaques basées dans des paradis fiscaux et contrôlées par on ne sait quel agent ou fonds d’investissement« .

Le patron du football européen déplore le fait que les joueurs soient utilisés comme des marchandises au profit des gens peu scrupuleux. « Certains joueurs ne sont tout simplement plus maîtres de leur carrière sportive et sont transférés chaque année pour enrichir ces inconnus avides de l’argent du football« , a-t-il encore dénoncé, avant d’adresser ce message en direction de Joseph Blatter: « C’est un problème global et c’est au niveau mondial que cela devrait être réglementé ! Monsieur le président de la Fifa (…), je profite de votre présence pour vous lancer un appel solennel: ayez le courage politique de vous attaquer à ce problème une bonne fois pour toute« .

Platini préconise par ailleurs qu’à un moment, il faut savoir arrêter de se cacher derrière les commissions, les sous-commissions, les études de groupes d’experts et les rapports d’universitaires. Et si la Fifa n’agit pas, alors « nous nous en occuperons pour nos propres compétitions en Europe, a conclu le Français. Le Comité exécutif (de l’Uefa) a déjà pris une position de principe sur ce point et nous irons au bout. Car je ne veux pas être complice de ces pratiques, et c’est pourtant le désagréable sentiment que j’ai aujourd’hui« .

Publié par Equipe rédaction pour Africa Top Sports

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