Combats Justice : la championne de judo Clarisse Agbegnenou condamnée

Clarisse Agbegnenou

Clarisse Agbegnenou, double championne d’Europe et vice-championne du monde en titre en – 63 kg, a écopé en correctionnel ce mardi de 70 heures de travaux d’intérêt général et devra verser des dommages et intérêts à Anne-Fatoumata M’Bairo dans l’affaire qui opposait les deux judokates françaises.
Les faits remontent au 12 avril 2013. A l’INSEP, une bagarre éclate entre Clarisse Agbegnenou et Anne Fatoumata M’Bairo. S’en suit alors une incapacité de travail supérieure à huit jours pour cette dernière. « C’est enfin terminé, je peux penser à autre chose et me concentrer uniquement sur moi et la préparation aux Mondiaux », a confié à RMC Sport la judoka franco-togolaise.
M’Bairo, qui a toujours dit avoir souffert dans sa chair, est blanchie par la Fédération française qui inflige en revanche un an de suspension de compétition avec sursis à Clarisse Agbegnenou et trois mois à ses amies. Des sanctions insuffisantes pour le clan M’Bairo qui avait ainsi décidé de maintenir sa plainte devant la justice.
Une sanction dont ne fera pas appel Clarisse Agbegnenou et qui ne sera pas inscrite à son casier, elle qui n’avait jamais nié avoir porté des coups et avait déclaré à la barre du tribunal : « Si ça se reproduisait, je réagirais sûrement de la même manière. » Ses co-accusées, Priscilla Gneto, médaillée de bronze aux JO de Londres, Madeleine Malonga, Fanny Posvite et Linsay Tsang Sam Moi, ont toutes été relaxées « pour insuffisance d’éléments », alors qu’elles étaient poursuivies pour violence commise en réunion suivie d’une incapacité supérieure à huit jours.

 

 

Publié par Isidore AKOUETE pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com