Afrique du Sud Rallye WRC : Pourquoi une manche africaine ?

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Le calendrier du Championnat du Monde des Rallye, le WRC 2015 sera révélé par la FIA dans quelques semaines. Selon certaines indiscrétions, il n’y aura pas encore cette année une manche africaine, ce qui serait la treizième année blanche de suite, depuis l’exclusion du Safari en 2003. Un record pour un continent. Une discrimination inadmissible à l’égard des passionnés africains. 

Pourtant, ce ne sont pas les candidats qui manquent avec l’Afrique du Sud, la Cote d’Ivoire et le Kenya. Certes, il reste encore beaucoup de choses à régler pour un retour du Rallye le plus dur du monde, essentiellement la sécurisation des spéciales mais la première puissance économique du continent est déjà prête depuis longtemps notamment au niveau de la logistique alors que le WRC est une affaire d’Etat pour le Pays des éléphants.

Mais pourquoi une manche africaine ? Tout simplement parce que c’est un Championnat du Monde. La FIA devrait arrêter cette tromperie. Un Championnat du Monde sans manche africaine n’en est pas un. A l’heure actuelle, le WRC s’apparente à un Championnat d’Europe avec 10 manches sur … 13. Les autres continents doivent se contenter des miettes : 2 manches pour l’Amérique et une manche en alternance pour l’Asie et l’Océanie. Il est clair que c’est l’intérêt commercial des constructeurs qui prime devant l’aspect géo-sportif.

Par ailleurs, une nouvelle manche en Afrique donnera lieu à plus de suspense, du moins dans les premières années, à en juger par ce qui s’est passé dernièrement en Pologne. En effet, la plupart des manches en Europe sont disputées chaque année, avec pratiquement les mêmes spéciales, ce qui avantage les équipages présents en WRC depuis plusieurs années qui peuvent utiliser leurs anciennes notes pour y apporter des corrections lors des deux passages de reconnaissance. Alors qu’en Pologne tout le monde était sur le même pied d’égalité, vu que c’est un nouveau rallye et on a pu voir de pilotes comme Hanninen ou Paddon réaliser des performances égales ou mieux que celles des autres pilotes plus expérimentés.

Enfin, il faut laisser aux spectateurs du Monde entier, via la télévision, l’opportunité de voir une autre image de l’Afrique : la passion et la chaleur de son public. Mais également la possibilité de voir des autres paysages.

Alors, Monsieur Todt et Madame Mouton, vous qui avez dit avoir pris tant de plaisir à courir au Safari et au Bandama, donnez à vos cadets la possibilité d’en faire autant l’année prochaine.