Afrique Cameroun : Le comité de normalisation prorogé, les avis divergent

comité

Le comité de normalisation vient de connaitre sa 4è prorogation à la tête du football camerounais. Joseph Owona et ses membres vont travailler jusqu’au 30 septembre 2015. Mais cette décision de la FIFA prise depuis ce jeudi au cours d’une réunion divise le public sportif camerounais.

Antoine Bell soutient en tout cas cette prorogation : « Tout le monde peut se tromper, tout le monde peut s’égarer. Je sais quand même, pour avoir été assis au Premier Ministère avec le Pr Owona qui représente la normalisation, qu’on a parlé ensemble pour voir ce qui peut être amélioré. Et je crois que c’est la meilleure attitude intellectuelle. Aucune œuvre intellectuelle ne peut être parfaite. Plus elle est bonne, plus elle est ouverte à la critique. Et si la critique est inutile, il n’y a rien à craindre ; et si la critique est constructive, elle ne pourra qu’améliorer une œuvre déjà bonne. La normalisation n’est pas soumise à correction, elle est plutôt soumise à mon avis à des amendements qui vont dans le sens de les rendre plus efficaces et plus pratiques. Et donc, ce n’est pas quelque chose qui va contre le personnel de la normalisation, c’est quelque chose qui va aller pour le bien du football camerounais.

L’ancien vice-président de la Fédération Camerounaise de Football, Antoine Depadou Essomba Eyenga, n’est pas d’avis.

« J’ai été un peu déçu quand j’ai appris cette nouvelle, parce que je ne sais pas pourquoi la délégation gouvernementale est allée à Zurich puisque c’est le Comité de normalisation qui posait les problèmes. Je me suis dit qu’il vaut mieux attendre, parce que je ne sais pas ce qui s’est passé à Zurich. Nous saurons exactement ce qui s’est passé quand nous rencontrerions les gens qui y étaient. 

A priori, c’est une décision que tous les Camerounais n’approuvent pas. Il n’y a qu’à voir le tollé que ça a provoqué. La Fifa a pris sa décision. Notre groupe va se réunir d’ici lundi, nous prendrons une décision après avoir rencontré notre représentant qui se trouvait dans la délégation. J’espère que pour l’avenir, ce que nous demandons sera fait parce que les sentences du TAS doivent être appliquées strictement. Nous n’allons pas jouer dessus, ni négocier quoi que ce soit. 

Nous attendons. Vous savez, c’est monsieur Owona qui a refusé d’appliquer les sentences depuis. Maintenant qu’on lui a redonné six mois, est-ce qu’il va le faire ? Mais, nous exigeons que ces sentences soient appliquées ».

 

Publié par Franck OROCOTI pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com