Afrique Togo-Basket Ball : Le vice-président Goungou évoque le choix de Tchamba et les ambitions de la Fédération

Goungou

Le Championnat national de Basket Ball du Togo a pris fin ce dimanche dernier avec les scares de Fighters, chez les Hommes et  Racing Club de Lomé dans le tableau féminin. La compétition s’est déroulée à Tchamba, localité située à environ 370 kilomètres  de Lomé. A l’issue du championnat, nous avons interrogé le vice-président de la Fédération Togolaise de la discipline. André Goungou est revenu sur le choix de Tchamba d’abriter ce championnat, le niveau des clubs et aussi surtout le développement de la discipline dans les autres villes

Le championnat national de Basket Ball a été disputé à Tchamba. Dites-nous pourquoi Tchamba ?

Tchamba parce que, vous savez c’est le souhait de tout le monde. Depuis que nous sommes à la fédération, je dirai 8 ans que je suis à la Fédération, tous les championnats nationaux ont été organisés à Lomé. Et le souhait a été toujours qu’on puisse délocaliser cette compétition à l’intérieur du pays et donc cette année, grâce à notre sponsor Togocellulaire, nous avons pu l’organiser à Tchamba. Tchamba, parce qu’aussi nous avons pu construire un nouveau terrain. Tchamba, parce que aussi nous avons le devoir de faire en sorte que ce sport soit de plus en plus connu de tous les togolais, pas seulement de Lomé mais aussi de l’intérieur du pays. Si vous avez vu l’engouement que ça a porté aujourd’hui dans la ville de Tchamba, vous comprendrez que le basketball aussi peut être populaire que le football et tout dépendra du travail qui est fait autour.

togo

Quelle appréciation faites-vous du niveau du championnat et surtout des clubs qui évoluent à l’intérieur du pays ?

Sur le plan national, je crois que le niveau est celui que nous avons connu durant toute l’année à travers les championnats de Ligue. Quoi qu’on dise, le niveau monte de plus en plus. Le niveau monte au fil des années. Pour cette compétition, le niveau est à peu près le même, puisque les clubs sont venus de l’intérieur du pays. Ce qui m’a frappé particulièrement c’est le niveau des joueurs de l’intérieur. Les clubs qui sont venus de l’intérieur, spécialement, ceux de Kara, de Sokodé et aussi bien sur de Tchamba, je pense qu’ils ont compris qu’ils en ont marre de jouer à la figuration face aux clubs de Lomé. Les clubs de l’intérieur n’ont plus fait une promenade de santé. Ils ont mouillé le maillot, certes ils n’ont pas gagné, mais n’ont pas été ridicule. Ça, c’est l’avantage aussi d’organiser le championnat à l’intérieur du pays.

basket ball

La fédération veut faire développer cette discipline dans toutes les Ligues, dites-nous, comment se fera le suivi ?

Vous savez, l’état c’est notre parrain principal, quoi qu’on dise.  C’est vrai, nous nous plaignons aujourd’hui de la non obtention de subvention de l’état, mais il ne s’agit pas seulement de la subvention, il y’a aussi la couverture de l’état vis-à-vis de ce que nous faisons que ce soit sur le plan national que sur le plan international. Mais sur le plan national, nous avons déjà construit un terrain à Bassar, Nous venons d’en faire à Tchamba. L’objectif est de pouvoir faire comme ça au fil des années, pour qu’il y ait un terrain moyen dans toutes nos villes. En ce moment nous avons des terrains dans les villes principales où nous avons  des clubs qui sont en activité. Nous voulons faire ce suivi un peu sous l’égide du ministère des Sports avec lequel nous sommes en train de négocier un championnat scolaire donc des tournois de basket ball qui sera sous l’égide des inspections de sports afin que nous puissions ramener progressivement les élèves, les étudiants de Lomé et de l’intérieur du pays à se remettre dans le jeu, parce que les talents se détectent là bas. Et c’est à partir de là que nous allons pouvoir alimenter les équipes nationales. L’objectif aujourd’hui c’est de pouvoir redynamiser les compétitions de jeunes, à travers les lycées et collèges, bien entendu sous l’égide du ministère des Sports, de faire en sorte que nous puissions d’ici trois quatre années, pouvoir présenter des équipes nationales qui puissent représenter valablement le Togo dans les compétitions africaines.

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On constate que chez les messieurs, des équipes masculines de l’intérieur sont représentées alors que chez les Dames, il n’y a pas d’équipe de l’intérieur. Comment vous expliquez cette situation ?

C’est vrai et je crois que vous avez fait un bon constat. Nous avons depuis trois années, voulu que les équipes de l’intérieur participent à ce championnat en Dames. Mais le manque de moyen a caractérisé plus les clubs de l’intérieur qui fait que à ce jour, il y’a des équipes des Dames mais qui n’ont pas le niveau même pas proche de celui des équipes de Lomé. En venant ici, nous avons contacté au moins trois clubs où nous savons que des équipes féminines existent mais la réponse que nous avons toujours eu c’est faute de moyen, l’entretien n’a toujours pas eu lieu et donc toutes les filles qui jouent, se rabattent toujours vers Lomé où elles trouvent les clubs dans lesquels elles arrivent à évoluer le mieux. Ça fait qu’à l’intérieur, les clubs féminins et même parfois des clubs catégories inferieurs sont devenus un peu rare. Voilà pourquoi notre politique consiste en ce moment, à redynamiser ces catégories là et le genre féminin à l’intérieur pour que les talent, nous sommes surs existent, que nous puissions activer ces talent-là, et les ramener à se rendre disponibles et avoir des compétences pour pouvoir évoluer dans les équipes nationales.

 

 

 

 

 

 

Publié par Franck OROCOTI pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com