Espagne K-P Boateng: Carrière, galère, argent, le Ghanéen se confie !

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Arrivé à Las Palmas cet été, Kevin-Prince Boateng réalise un bon début de saison avec le club espagnol. Le Ghanéen a marqué deux buts pour sa nouvelle formation au cours de ses deux premiers matchs. Quoi de plus sensationnel ! Mais il ne faut pas oublier qu’avant d’atterrir à Las Palmas, le joueur a connu pas mal de galère ces dernières années. Il est revenu à ses moments les plus difficiles dans une interview accordée au journal espagnol El Pais.

« C’est curieux parce que j’ai récemment redécouvert l’amour pour le foot, celui que j’avais au début. Ce vrai amour, qui fait que même si tu ne joue pas, tu profites du ballon. Pendant un moment, je l’avais perdu. Peut-être parce qu’il y a eu une époque où les choses se passaient mal et je me voyais comme un simple numéro. J’avais la sensation que tout était réduit à ça. La personne ne comptait pas, on était simplement un numéro de maillot, et si tu ne faisais pas les choses bien, ils te faisaient sortir et adieu. Ça n’importait pas que tu sois une bonne personne, quelqu’un d’agréable, que tu aies des sentiments ou des émotions. Je me demandais : mais comment tu as consacré ta vie à ça pour qu’au final tu sois vu comme un numéro de maillot non comme une personne ? J’ai même envisagé de prendre ma retraite parce que je n’avais même pas envie d’aller m’entraîner. La famille et les amis m’ont convaincu. Et voilà, je suis ici maintenant, heureux », a-t-il confié dans des propos relayés par Foot Mercato.

Et d’évoquer aussi ses problèmes liés à l’argent et la manière dont il ne gérait pas bien ce qu’il gagnait dans le foot.

« J’ai dû apprendre tout seul parce que je n’avais personne à mes côtés pour le faire. J’ai jeté beaucoup d’argent par la fenêtre, c’est plus tard que j’ai appris qu’il fallait économiser parce que le foot ça ne dure pas toute la vie. C’est compliqué de gérer ça à 20 ans. Je suis arrivé à Londres, tous les mois de l’argent entrait, et je dépensais, dépensais, et dépensais encore, dans les voitures, des vêtements, des discothèques. C’est ce que je faisais. Je dépensais mon argent dans des bêtises qui me rendaient heureux pendant quelques heures, puis, l’effet passait ».

Publié par Rodolph TOMEGAH pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com