Afrique CAN 2017 : Zoom sur les Pharaons d’Egypte

egypte_170117-750x410

L’Egypte s’avance un peu dans l’inconnu dans cette CAN 2017. Vainqueurs des éditions 2006, 2008 et 2010, les Pharaons sont ensuite rentrés dans le rang. Absente des phases finales en 2012, 2013 et 2015, la formation égyptienne a relevé la tête ces derniers mois sous la houlette de l’entraîneur argentin Hector Cuper. La sélection égyptienne, la plus titrée dans la compétition, arrive avec une envie féroce de faire taire ses détracteurs, qui l’ont beaucoup critiqué après ses dernières absences en tournoi majeur. Avec leur pépite Salah et une équipe très rugueuse à toutes les lignes, les Pharaons entament cette compétition avec des certitudes.

Déjà présent lors de ces trois campagnes victorieuses, le gardien Essam El-Hadary, vétéran de 44 ans, deviendra mardi, s’il est aligné face au Mali, le joueur le plus âgé à disputer une phase finale de CAN. Le portier aux cheveux gominés a un CV à faire frémir les derniers géants du continent.  « Momifié » lors des trois dernières éditions (l’Égypte ne s’était pas qualifiée), le capitaine des Pharaons est enfin de retour sur la scène continentale avec un seul objectif : permettre à l’Égypte, nation africaine la plus titrée de l’Histoire, de décrocher une 8e étoile, sept ans après son dernier sacre.

L’Egypte est donc revenue à ses fondamentaux : à savoir piocher dans son important vivier local pour se relancer. A l’heure où la quasi-totalité des pays présents à la CAN 2017 construisent autour de joueurs bi-nationaux, l’Egypte, elle, se base sur une équipe de 23 joueurs tous nés et formés en Egypte. A la CAN 2017, les Pharaons pourront se reposer sur leur forteresse derrière. En 8 matches officiels, ils n’ont concédé que 3 buts. Même si son style de jeu est décrié, il permet à l’Égypte de faire déjouer ses adversaires, avec un Mohamed Salah capable de porter l’estocade sur une action.

 

La route vers la CAN 2017 

Absents depuis 2010 (soit trois éditions), les septuples champions d’Afrique avaient à cœur de renouer avec la CAN. Tombés dans le groupe G des eliminatoires de la CAN 2017 en compagnie du Nigeria, les Pharaons pensaient qu’ils auraient à donner le meilleur d’eux-mêmes pour sortir de cette poule. Sauf qu’il n’y a pas eu de suspense. Grâce notamment à Mohamed Salah et Ramadan Sobhi, l’Égypte a pris quatre points sur six possibles lors de la double confrontation au sommet face au Nigéria, et a fait le plein de points face à la Tanzanie, et… c’est tout. Le Tchad s’étant retiré de la compétition en raison de problèmes financiers, ses résultats ont été annulés. Conséquences : l’Égypte a fini largement en tête de son groupe (10 points).

 

La Star : Mohamed Salah

805786-panoramic_gygha13112016_020

Il est la grande star du football égyptien. Mohamed Salah est attendu par toute une nation au Gabon. A 24 ans, l’ancien joueur du FC Bâle et de Chelsea espère marcher sur les plates-bandes de Mohamed Abou Trika ou Ahmed Hassan, véritables icônes du football égyptien. Auteur de 14 buts la saison dernière avec la Roma, Salah totalise 8 buts cette saison. Plus que ses réalisations, c’est son activité sur les côtés qui impressionne. Avec la sélection, Salah a su se muer en « Top player », capable de porter seul toute une équipe. Pour sa première CAN, Salah sera attendu. A lui de ne pas décevoir…

 

Joueur à suivre : Mahmoud Hassan  dit « Trezeguet »

Egypte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mahmoud Hassan plus connu sous le nom de Trezeguet pour sa ressemblance avec David Trezeguet, est un joueur de football égyptien né le 1 octobre 1994 en Égypte, qui évolue actuellement au Royal Excel Mouscron. Son jeu se base avant tout sur un très bon dribble, une excellente qualité de passe qui lui permet de délivrer des passes et la possibilité de jouer dans les petits espaces. Le plus impressionnant chez lui, c’est son dynamisme. Il a une faculté à répéter les courses rapides, grâce à des capacités physiques au-dessus de la moyenne. Mahmoud Hassan est plutôt bon avec le ballon dans les pieds. Sa technique de base est intéressante, et lui permet de provoquer en dribblant son adversaire direct ou de participer à la construction.

Publié par Isidore AKOUETE pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com