Afrique CAN 2017 – Aristide Bancé : « Garder la confiance et rester positif » face à l’Egypte

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Qui aurait pu prédire, il y a deux semaines encore, une demi-finale entre le Burkina Faso et l’Égypte ? Après les évictions successives de nombreux favoris de cette CAN 2017, cette affiche entre les Etalons et le septuple champion d’Afrique en titre tombe désormais sous le sens. Elle respire même le football moderne.

Deuxième en 2013, le Burkina Faso va tenter ce mercredi soir face à l’Egypte de se qualifier pour sa seconde finale de CAN. La présence des Étalons à ce stade n’est pourtant pas si surprenante que cela. Tombeurs de la Tunisie en quarts, les Burkinabè confirment qu’ils forment bien une nouvelle nation forte du continent, notamment grâce à leurs performances défensives remarquables.

Véritable star dans son pays, Aristide Bancé ne rêve que d’une chose : remporter cette 31e Coupe d’Afrique des nations avec le Burkina Faso. Interrogé par la radio Horizon FM et relayé par Burkina24, l’attaquant de l’ASEC a rassuré sur le bon état d’esprit du groupe.

« Tout le monde se sent bien. Demain, c’est la demi-finale (l’entretien a eu lieu le mardi 31 janvier 2017). On reste toujours soudé avec une bonne ambiance du groupe. Comme d’habitude, ne rien changer, rester humble et travailler et jouer comme on a l’habitude de faire », affirme Bancé.

En face, se trouve Essam El Hadary le gardien des Pharaons d’Égypte, le doyen de la compétition âgé de 44 ans. Depuis le début de cette CAN 2017, il n’a encaissé aucun but. « Nous aussi, cela fait deux matchs qu’on n’a pas encaissé de buts. C’est mieux d’encaisser un but avant et de ne pas encaisser après », estime Bancé qui rajoute : « c’est sûr qu’il va encaisser… ».

L’attaquant des Etalons a profité de l’occasion pour rendre hommage à El Hadary. Ce dernier a remporté sa première CAN en 1998 au Burkina Faso. « C’est une bonne chose pour lui. Ça prouve que c’est un bon professionnel », souligne Bancé. Malgré ce respect, Bancé pense qu’il faut plutôt penser aux Etalons et au Burkina Faso. Il sait ce qu’il faut faire : « c’est de garder la confiance et rester positif et travailler l’un pour l’autre.  C’est ce qui peut faire la différence. Le match va se gagner sur des détails ».

L’attaquant de l’ASEC d’Abidjan a bien analysé son adversaire de ce mercredi 1er février 2017. « C’est une équipe solide, c’est une équipe qui n’attaque pas beaucoup mais qui défend beaucoup. On va être prudent demain », assure Aristide Bancé.

Quant à la tactique à mettre en place pour battre les Pharaons d’Égypte, Bancé  fait confiance à son entraîneur. « Le problème, on a un bon entraîneur qui est bon tactiquement. On a mis tout en place », affirme l’attaquant. C’est pourquoi, qu’il soit titulaire ou pas, l’homme à la chevelure dorée va se soumettre au choix du coach : « c’est l’entraîneur qui décide. C’est lui qui sent. Il fait son classement parce qu’il fait son classement en fonction de l’équipe qui est là. Je pense que peu importe. Que je sois sur le banc ou que je sois dans les 11. Peu importe, je vais me donner à 100% ».

A l’image du pragmatisme montré depuis le début de la CAN 2017 par le Cameroun et le Ghana, qui s’affrontent dans l’autre moitié de tableau pour une place en finale, les Etalons et les Pharaons ont réalisé de très solides performances à l’heure des matches couperets. Et méritent fort logiquement leur place dans le dernier carré.

Publié par Isidore AKOUETE pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com