Soudan JO / Marathon : Guor Marial a fait de son mieux

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Engagé sur le marathon aux JO de Londres, Guor Marial ne se faisait pas trop d’illusions. L’athlète qui courait sous la bannière olympique connaissait ses limites. Il aura du moins le mérite d’avoir fait cette course qu’il considère comme celle d’une vie.

Guor MarialSon statut d’athlète olympique et ne représentant aucun pays lors de ces olympiades a fait la une des journaux du monde entier. Guor Marial, Soudanais du Sud a fuit son pays à cause de la guerre et s’est installé aux Etats-Unis. Fan d’athlétisme, il a continué par s’entraîner au pays de l’Oncle Sam pour participer à ces Jeux. N’ayant ni la nationalité sud-soudanaise, ni américaine, il a eu l’autorisation du CIO pour compétir en tant qu’athlète olympique tout court. « C’est magnifique de courir sous le drapeau olympique, beaucoup de gens n’ont pas cette chance. Il n’y a rien de mieux que de représenter ces cinq anneaux, représenter le monde entier », confiait-il à la veille de la course.

C’est justement dans ces couleurs que Marial a pris le départ du marathon ce dimanche, jour de clôture des JO. A côté de gros favoris tels que les Kenyans et les Ethiopiens, le Sud-Soudanais a fait sa course. Très tôt distancé, Marial arrive  tout de même à franchir la ligne d’arrivée de ce marathon long de 42km500 avec un chrono de 2h19mn32s. Il en profite d’ailleurs pour battre son propre record personnel. Pour la petite histoire, c’est l’Ougandais Stephen Kiprotich  qui a dominé la course en 2h08mn01s. il devance les Kenyans Abel Kirui et Wilson Kipsang.

Pour Guor Marial, sa course de la vie est un succès : « Quand j’ai quitté mon village pour la ville, quand je suis parti au Caire puis aux États-Unis, le monde s’ouvrait devant moi, de plus en plus grand. Il est possible de faire autre chose que de s’entretuer. J’ai de la chance d’avoir ça, d’avoir cette histoire, ça m’aide pour la course à pied et dans ma vie quotidienne », dit-il souvent. A travers cette course, son seul rêve de « sensibiliser mon pays, j’espère que la jeune génération me verra et pourra nourrir de grands rêves pour les années à venir» est sûrement devenu réalité.


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