COMMUNIQUE France : quel portage salarial en 2020 ?

Que retenir du premier rapport de branche ?
Que révèle le premier rapport de branche du portage salarial ? Le point avec MISSIONS-CADRES sur les principaux résultats statistiques. 

Introduction :

Doté d’une convention collective depuis 2017, le portage salarial a récemment fait l’objet d’un premier rapport de branche. Le panorama statistique du portage salarial confirme le dynamisme du secteur et précise les profils des professionnels qui choisissent ce mode de travail. Il pose aussi les enjeux prioritaires du secteur en matière de négociation. 

Pour obtenir les statistiques les plus fiables possibles, le rapport de branche du portage salarial s’appuie sur des données croisées : celles de l’INSEE datant de 2015 et 2016 et celles issues d’une enquête transmise aux entreprises du secteur en 2018. 

Le portage salarial est en plein essor

Près de 300 entreprises de portage salarial sont actives sur le territoire français. Elles cumulaient un chiffre d’affaires de près de 697 millions d’euros en 2016. L’estimation pour 2018 avoisine le milliard d’euros, soit un bond de plus de 35% en deux ans. 

Autre signe de dynamisme, le taux de création des sociétés de portage. Plus d’un tiers d’entre elles se sont créées ces 5 dernières années. Seules 26% ont plus de 10 ans d’ancienneté. MISSIONS-CADRES en fait partie.

Le secteur est essentiellement composé de PME majoritairement en SARL ou SAS avec une moyenne de moins de 250 salariés portés pour 91% des sociétés questionnées. 

+ 14 % de salariés portés entre 2015 et 2016

Le nombre de salariés portés est en progression constante. Ils étaient 25166 en 2016 et on estime leur nombre à 32800 en 2018.

Zoom sur les profils des professionnels en portage salarial

Une majorité d’hommes de 40 ans et plus

De manière générale, les hommes sont plus nombreux à choisir le portage salarial que les femmes : 60% contre 40%. Chez MISSIONS-CADRES, les statistiques s’inversent avec une majorité de femmes. Leur âge moyen est 46 ans avec près de 67% de portés de plus de 40 ans. Mais le portage salarial séduit de plus en plus les jeunes générations qui souhaitent gérer leur carrière autrement. Les moins de 30 ans représentent ainsi 11% des salariés portés.

60% de résidents hors Ile-de-France

Bien que la moitié de sociétés de portage soit concentrée en Ile-de-France, 60% des portés salariés résident en province dont 11% en région Auvergne-Rhône Alpes. 

72% de cadres et de professions intellectuelles

En 2016, les cadres et professions intellectuelles sont majoritaires, les professions intermédiaires représentent quand 18% des effectifs et les employés moins de 6%. 

Le top 5 des métiers les plus représentés

Si en moyenne 12 activités sont représentées dans les sociétés de portage, ces dernières placent en tête de liste les secteurs suivants :

  • Les prestations informatiques (62%)
  • La formation (36%)
  • La gestion de projets (35%)
  • L’expertise technique (28%)
  • Les RH (20%)

Que retenir du statut des portés salariés ? 

En 2016, la proportion des portés en CDI tend à augmenter avec un total de 44%. 

Seulement 37% des portés sont déclarés à temps plein. Le nombre moyen d’heures travaillées par mois est relativement bas : 40 heures. 

39% des portés ont choisi leur société de portage il y a moins d’un an. 

Quelle rémunération ? 

En 2016, les sociétés de portage ont versé une rémunération brute de 392 millions d’euros aux salariés portés, soit 21% de plus qu’en 2015. 

La rémunération varie en fonction du nombre d’heures travaillées et du profil du porté : de plus de 40 000 euros bruts par an pour 12% d’entre eux en 2016 (soit une progression de près de 40% par rapport à 2015) à moins de 10 000 euros bruts pour 58% d’entre eux.

Les atouts des groupes comme UMALIS

Le portage salarial évolue et se structure. Si les sociétés indépendantes sont très représentées, les groupes comprenant plusieurs sociétés de portage sont en augmentation. A l’image d’Umalis qui a racheté MISSIONS-CADRES en 2019, les leaders du marché concentrent une grande part du CA (19 millions pour Umalis en 2019 par exemple) et proposent plus facilement des prestations qui font la différence comme :

  • La mise en réseau des portés
  • La formation
  • La mise en place de dispositifs d’épargne comme le PEE ou le PERCO.

Les futurs enjeux pour les sociétés de portage

Trois grandes priorités retiennent tout particulièrement l’attention des sociétés de portage du panel interrogé :

  • Les relations avec l’URSSAF : 36% des sociétés interrogées souhaitent une clarification des relations avec l’URSSAF sur la gestion des frais professionnels et sur la reconnaissance du temps partiel du porté. 
  • La clarification des charges imputées aux portés ;
  • La révision à la baisse du salaire minimum en portage salarial, une contrainte qui exclut trop de candidats au portage salarial à ce jour. 

Missions Cadres

Pour en savoir plus sur le portage salarial, retrouvez toutes les informations du premier rapport de branche sur https://www.peps-syndicat.fr/sites/default/files/2019-11-13%20-%20RAPPORT%20DE%20BRANCHE%202019%20email.pdf