Foot Afrique (exclu) Fabrice Ondama : “Le Club Africain a brisé ma carrière”

Le litige entre Fabrice Ondama et le Club Africain fait parler depuis des semaines. Le Congolais ne veut plus négocier avec le club tunisien. Dans cette interview, il revient sur toute cette affaire et parle de sa carrière.

Comment passez-vous ces périodes de crise sanitaire liée au coronavirus ?
Cette pandémie nous a tous mis à terre. On respecte juste les messures de sécurité sanitaire, que Dieu nous vienne en aide afin que tout redevienne comme avant.

Il y a quelques semaines la FIFA a sommé le Club Africain avec lequel vous êtes en litige de vous payer des indemnités que vous réclamiez. Qu’en est-il véritablement et où en êtes-vous ?
C’est exact. Le Club africain tente de gagner du temps depuis de très nombreux mois et ne répond pas aux sommations de payer de la FIFA. Il dispose désormais d’un ultimatum pour payer ce qu’il me doit avant le 30 avril prochain. A défaut, le Club africain ne pourra plus recruter le moindre joueur jusqu’à parfait paiement de la créance salariale. Le comportement du Club Africain qui cherche par tous moyens de gagner du temps doit désormais cesser. Ce dossier aurait dû être réglé depuis plus d’un an et demi.

Cette situation traine de plus en plus…
En effet et cela crée un énorme préjudice financier et moral pour moi. Mon avocat (que je remercie au passage pour tous ses efforts) doit se battre pour obtenir le recouvrement de ma créance, ce qui n’est pas admissible.

Le Club vous a t-il demandé un accord de règlement à l’amiable ?
Le club fait régulièrement remonter dans la presse de fausses informations. Il a laissé passer une chance que je lui avais accordé il y a quelques mois de résoudre ce litige à l’amiable. Il n’y aura donc aucun accord sur une diminution de la dette et encore moins sur un échelonnement. Cette fausse information sur un prétendu accord est d’autant plus grossière que je viens d’apprendre que le Club Africain avait fait appel de la décision de la commission disciplinaire de la FIFA devant le TAS. Cet appel voué à l’échec n’a que pour seul objectif de leur faire encore gagner un peu plus de temps, ce qui est navrant et pathétique.

Quelle est alors votre position aujourd’hui sur le sujet ?
Je suis lassé. J’ai fait preuve d’une très grande patience mais elle arrive à épuisement. Le Club Africain ne m’a jamais soutenu pendant ma convalescence et je lui en veux pour cela. Il a brisé une partie de ma prometteuse carrière.

Parlons football. Vous êtes sans contrat aujourd’hui. Est ce qu’il y a des pistes pour la fin du coronavirus et surtout pour la saison prochaine ?
Jusqu’à présent je m’entretiens avec un préparateur. Mais c’est vrai que je dispose de quelques pistes pour relever un nouveau challenge.

Que retenez-vous de votre carrière jusque-là ?
J’en suis satisfait même si j’aurai pu peut être faire mieux. J’ai plein de bons souvenirs durant ma carrière. Ce qui me revient souvent, le jour où j’ai été élu meilleur de la CAN junior 2007 à Brazzaville. Puis le jour où j’ai raté l’occasion du but qui pouvait rapporté la Ligue des champions africaines au Wydad de Casablanca contre Espérance de Tunis a rades en 2011.

Et le Congo? Vous croyez à la qualification à la CAN 2021?
Après les deux premières journées, on peut dire c’est encourageant pour la suite, vue qu’on a une belle équipe jeune en construction. On est deuxième du groupe et si on peut gagner le prochain match contre Eswatini et ramener au moins un point au match retour contre le Sénégal, ça sera un bon match à Brazzavile. Je sais qu’on va leur poser beaucoup de problèmes. Si je me réfère bien, on n’a jamais perdu un match à domicile durant les éliminatoires contre le Sénégal et ça sera bien pour notre objectif qui est de se qualifier pour la prochaine CAN.