Athlétisme Togo – Samy Henen : « Faire mon maximum pour écrire mon nom dans l’histoire de l’athlétisme togolais »

Tout comme son frère David Henen (footballeur), Samy Henen a choisi le Togo comme nationalité sportive. A 25 ans, il décide de mettre son talent d’athlète au profit de la nation de sa mère. S’alignant sur le 400 et le 800 m, il a de très grandes ambitions et a les prochains Jeux Olympiques dans sa ligne de mire.

Invité du talk-show sur la plateforme Whatsapp de l’Association des Journalistes Sportifs Togolais (AJST) vendredi dernier, Samy Henen a répondu à plusieurs questions concernant sa jeune carrière. Entre autres, le choix du Togo et ses objectifs.

Pourquoi l’athlétisme ?

J’ai commencé l’athlétisme à l’école. Toutes les écoles de la région étaient réunies par catégorie d’âge et à mon heureuse surprise j’ai fini premier. C’est une chose qui motive, depuis que j’ai 12 ans.

Le 400 et le 800 m 

Le 400 et le 800 simplement parce que ce sont des disciplines dans lequelles il faut souffrir et si tu n’as pas de mental, tu n’as pas ta place là. Je prends exemple sur plusieurs personnes. Il y a quelqu’un qui était blessé et est revenu en grande forme avant le confinement. Ne jamais lâcher. Se dire qu’on est nos propres limites, à travers ça je pense que c’est un exemple pour moi comme beaucoup d’autres athlètes plus vieux ou jeunes que lui.

Le choix du Togo

J’ai choisi la sélection du Togo parce qu’on ne se montre pas assez. Et moi j’ai faim, j’ai envie de montrer un maximum de choses et me faire connaître. Pas à travers David, mais Samy Henen. Il y a la motivation du cœur sur ce choix-là. J’aime mon pays d’origine. Je me sens autant togolais que belge et autant belge que togolais. De là où j’ai pris la décision de faire mon passeport togolais, ce sont des discussions qui ont eu lieu avec mon frère David. Et ensemble on a décidé de partir vers ce beau projet en sachant que ce n’est pas un choix de facilité comme beaucoup pourraient le penser. Car on a été des internationaux belges tous les deux. Là on a laissé parler notre cœur et demandé beaucoup de conseils à notre maman et à des personnes au Togo.

Le déclic est arrivé il y a deux ans maintenant. J’ai été champion national d’un pays que je ne représente pas. Donc je m’entraîne à Luxembourg, pays voisin de la Belgique. J’ai été champion national cet hiver aux 400 mètres, je monte sur le podium. Je suis monté sur le podium avec le drapeau du Togo.

Ses objectifs

L’athlétisme togolais a été très bien représentée aux JO de Munich il y a 47 ou 48 ans maintenant. Je veux parler de mes disciplines : le 400m ou le 800m. Un record qui date de très longtemps. Honnêtement je veux disputer des compétitions pour le Togo. Faire mon maximum pour écrire mon nom dans l’histoire de l’athlétisme Togolaise et représenter au mieux les couleurs du pays.

Bien-sûr j’ai de grands objectifs qui n’ont pas changé lorsque j’ai décidé de courir pour le Togo. D’abord c’est bien de pouvoir écrire son nom. C’est d’ailleurs pour ça que dans les divers articles qu’il y a eu en Belgique, j’ai décidé de m’attaquer au record national des 800 mètres. Je vais continuer à travailler, m’entraîner dur et la suite nous dira comment ça va se dérouler.

Son frère David, footballeur

David a combiné les deux disciplines à partir de 11 ou 12 ans. On s’est disputé 25 courses quand on a démarré l’athlétisme à l’issue desquelles David était premier, moi aussi. Une fois il était premier et moi deuxième.  Et pendant toute une année notre papa nous a suivi à travers les diverses compétitions partout en Belgique.

Le fait d’avoir passé par l’athlétisme a beaucoup apporté à David. Après comme je le dis toujours, la vitesse, on l’a ou pas, il faut la travailler. David l’a fait et il a un bon changement de rythme sur ses premiers appuis. Vous avez pu voir qu’il est assez rapide.

Publié par John ATTISSO pour Africa Top Sports

Journaliste à Africa Top Sports Premier portail sportif Africain http://www.africatopsports.com