Afrique La Chronique de Yves de Fréau : A nous le carré d’As du CHAN !



Moins de 5 jours avant d’aborder son quart de finale contre la RDC, le Cameroun, meurtri du plus profond de son âme, venait à peine d’enterrer ses 53 morts calcinés. Le pays de Paul Biya commençait à peine aussi par douloureusement soigner ses 29 blessés très graves avec des brulures. Au milieu de son CHAN, le cœur du Cameroun est en larmes, et l’Afrique, témoin de cette tragédie, réalise tout d’un seul coup qu’elle engendre quelques fois des fous. Elle s’interroge aussi sur les limites que la négligence humaine peut atteindre, tout en se demandant comment et où les Lions Indomptables sont allés puiser tant de ressources morales et physiques, pour pouvoir faire face à cette dure épreuve, combinée à l’adversité  congolaise, lors de leur quart de finale de ce CHAN ?

La tragédie née de la collision entre un car et une camionnette transportant du carburant à Dschang à l’ouest du Cameroun, ne peut être oubliée si tôt. En plus du véhicule en question, bourré d’essence frelatée, on évoque la cause, « défaut de freinage »… Encore une bêtise humaine, venue bouleverser la quiétude des hommes ! Et d’un peuple qui apprend à vivre tranquillement et à organiser paisiblement son Championnat d’Afrique des Nations (CHAN)… On y était, jusqu’au matin du samedi 30 janvier des quarts de finale, lorsque des rumeurs sur la décapitation totale de l’équipe de la RDC, s’en étaient venues envahir tout le continent. Là, on évoque 13 nouveaux cas de contamination de la Covid-19 dans le camp de la RDC, venus s’ajouter aux 12 déjà connus. En plus du cas du sélectionneur Florent Ibengue remis à l’actualité, les Léopards, n’existent carrément plus !

La RDC annoncée décimée par la Covid-19 mais présente

Ces derniers étaient pourtant présents à l’heure du match, et au lieu de 13 Léopards signalés atteints du virus, on en comptera que 2 en réalité. De son côté le coach congolais Florent Ibengue qui criait déjà « au complot ! » du pays organisateur pour le confondre, criera par la suite, « je n’ai jamais eu de Covid-19 ! ». Semant ainsi la confusion dans les esprits des observateurs sportifs. Au point que la plupart se demandent, à quel jeu jouent les organisateurs et la CAF ?

Le Cameroun, dans tous les cas, a triomphé sur le terrain, et le confrère Mamadou Bâ d’Afrik.com d’en faire le constat : Pays hôte de cette 6ème édition du Championnat d’Afrique des nations, le Cameroun s’est imposé devant la République Démocratique du Congo (2-1), ce samedi, au stade Japoma de Douala, en quarts de finale. Les Léopards ont ouvert le score, mais ils se sont fait renverser par les Lions Indomptables, en l’espace de 10 minutes, en première période. Comme en 2011 au Soudan, le Cameroun confirme devant la RDC.

Ainsi, le CHAN 2020 prenait fin pour les Congolais de la République Démocratique. Ceux de l’autre côté du fleuve, ont subi le même sort mais à quelque proportion différente. Et même si ces Congolais-là, n’ont pas cédé une seule fois durant leur confrontation face aux Aigles du Mali, il reste qu’ils n’ont pu trouver non plus le chemin des filets adverses (0-0). D’où la sentence, tirée au bout de la séance des tirs au but, et qui ont finalement fait le malheur des Diables Rouges (5-4). Les Aigles, eux, s’inscrivent pour la seconde fois de leur histoire, parmi les 4 derniers heureux élus du Championnat d’Afrique des Nations.

Le Maroc pour arrêter le pays organisateur, le Cameroun

Et sur leur route se dresse le Sily National de Guinée, dominateur (1-0) des modestes Amavubi du Rwanda, sur une réalisation de Morlaye Sylla à l’heure de jeu. Et sur un superbe coup-franc, s’offrant en passant le titre de l’homme du match. Guinenews.org donnera le titre « Morlaye Sylla envoie la Guinée en demi-finale » à cette rencontre de quart de finale, une manière de mettre en exergue le talentueux milieu de terrain qui, par son excellent coup de patte, a mis tout le monde d’accord sur ses valeurs bien connues au pays au sein d’Horoya FC. Bien avant la Guinée, l’Afrique a vu se qualifier le puissant Maroc, ce détenteur du titre du CHAN, qui se respecte bien. Si bien qu’il a presque fait de son adversaire zambien, d’une bouchée : 3-1 à l’issue du temps règlementaire.

En vérité, ce duel n’aura véritablement duré que 38 minutes, un temps suffisant pour les Lions de l’Atlas pour rugir déjà 3 fois. D’ailleurs, la rencontre a-t-elle débuté qu’ils ordonnaient au portier zambien d’aller chercher la balle dans ses filets. On était en train de disputer à peine 38 secondes de jeu, et déjà, les champions en titre faisaient parler la foudre à leurs adversaires, en plus qu’ils s’adressaient aux Lions organisateurs de ce CHAN, « faites attention, on arrive toutes griffes aiguisées dehors ! ». C’est vrai qu’avec une attaque qui vient d’inscrire 9 buts dans cette compétition (en plus d’un joueur nommé Soufiane Rahimi qui en a inscrit 3) contre un adversaire camerounais en demi-finale qui  est loin d’être prolifique sur le plan offensif, le favori à choisir dans un duel entre Lions et Lions serait tellement si facile. Mais, on dira toujours attention ! Au Cameroun, ce ne sont pas les astuces qui manquent pour triompher…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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