Basket-Ball Interview Vafessa Fofana (BCM Gravelines-Dunkerque) : ‘’nous allons tout faire pour valider notre ticket pour le mondial FIBA 2023’’




Après la deuxième place avec les Eléphants basketteurs lors de l’Afrobasket 2021 et son retour en club, Vafessa Fofana s’est prêté au jeu de l’interview. Pour Africatopsorts.com, il retrace son parcours et dévoile ses ambitions, avec la sélection ivoirienne de basket.

 

Bonjour Vafessa, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Salut c’est Vafessa Fofana, 29 ans, international ivoirien et en club, joueur professionnel au Basket Club Maritime (BCM) Gravelines-Dunkerque en Betclic Elite, première division en France. Ma famille habite en Ile de France (Paris), mais je suis actuellement en club, dans le nord de la France.

 

Tes premiers pas dans le basket ?

J’ai débuté le basket à l’âge de treize ans, via un ami en commun. Avant, je pratiquais le handball. A la fin d’un entraînement, un camarade de classe m’a proposé de faire un contre un (à l’époque je jouais au basket dehors). Voilà comment j’ai été repéré. Du coup, je me suis inscrit en janvier, alors que la saison avait déjà commencé. Depuis, je suis toujours en activité.

 

Depuis combien d’années es-tu passé professionnel ?

J’ai eu l’opportunité de signer un contrat professionnel, depuis 2011 quand j’avais 19 ans. Cela fait dix ans que j’exerce ma passion.

 

Lors de la saison 2011-2012, tu es présélectionné en équipe de France U20 pour prendre part à l’Euro Basket mais tu n’es finalement pas retenu, dans le groupe. Selon toi, qu’est-ce qui t’as manqué à cette époque, pour faire partie de cette aventure avec les Bleus ?

Une blessure et mon destin. Je vous laisse choisir l’ordre. J’étais en période de rééducation, suite à une fracture de fatigue contractée, en janvier 2012. J’avais subi une opération, qui m’avait éloigné des terrains et de la compétition. Il était écrit que je serai un Eléphant…

 

As-tu à un moment donné de ta carrière, attendu un appel en équipe nationale A française ?

Non, car j’avais fait le choix du cœur de représenter la Côte d’Ivoire. Choix que je ne regrette pas, au vu des expériences vécus avec la sélection nationale et surtout le dernier AfroBasket au Rwanda.

 

Comment s’est faite l’approche entre toi et la Fédération Ivoirienne de Basketball ?

Lorsque j’avais 18/19 ans, j’ai été approché par Carlo Vieira, qui m’a parlé de la sélection. Il faut savoir qu’à cette époque, je ne connaissais pas encore le milieu professionnel. Donc suite à mes recherches, j’avais été agréablement surpris du nombre de joueurs ivoiriens avec un gros potentiel, évoluant en France (Pape Philippe Amagou, Solo Diabaté, Fréjus Zerbo, Mohamed Kone). Désolé si j’en oublie mais il y en avait sûrement d’autres.

 

En 2019, tu participes au mondial FIBA avec les Eléphants. Qu’as-tu ressenti en entendant l’Abidjanaise ?

Petite correction, déjà même avant 2019 je l’avais entendu sur les matchs amicaux. Dès les premières notes de l’Abidjanaise, je pensais à toute ma famille, ainsi qu’au public. Un énorme sentiment de fierté et d’accomplissement (tes légions remplies de vaillance), surtout avec mon nom FOFANA, car je sais que mes parents étaient encore plus fiers et contents de me voir à la télévision représenter la Côte d’Ivoire. Représenter un pays est une opportunité unique, tout comme une forme de reconnaissance. Ce sont des souvenirs, qui restent gravés à vie.

 

On vous a senti très concerné et concentré lors de la récente Can de Basket. Comment as-tu vécu cette défaite en finale ? La cohésion au sein du groupe ? La chaleur du public ivoirien, pendant et après le tournoi ?

En effet, j’étais très concentré sur la compétition, car je me dis que lorsque je m’engage pour mon pays, c’est pour aller au bout. Je croyais fortement en notre potentiel et capacités à terminer sur la plus haute marche. J’ai tout donné pour décrocher cette médaille d’or. Du coup, la défaite en finale est d’autant plus dure qu’on échoue sur le fil. Nous avions fait un mois et demi de préparation, ce qui est long. Honnêtement, tout le groupe s’est totalement investi et a beaucoup travaillé. D’où ce sentiment que ce sont désormais plus que des coéquipiers, mais des frères. Douze frères d’armes représentant le pays, mais aussi toute l’Afrique sub-saharienne. De plus, le public nous a soutenus. On sentait vraiment la chaleur et la ferveur à travers les réseaux sociaux. D’ailleurs, j’en profite pour leur redire un grand merci à eux. En espérant que ça continue. De notre côté, on se battra avec la même détermination, pour obtenir des résultats, qui les rendent fiers. On est ensemble.

 

Bientôt les qualifications pour le mondial FIBA 2023, pensez-vous pouvoir vous qualifier ?

A titre personnel, oui. Premièrement, chaque compétition, qualifications ou autre est un objectif à atteindre, en tant que compétiteur. Deuxièmement, en tant que participant, nous avons nos chances comme les autres nations. Troisièment, dorénavant les Eléphants basketteurs ont un nouveau statut à assumer, celui de vice-champion d’Afrique. Donc sans aucune prétention, on doit tenir notre rang. Aussi, nous allons tout faire pour valider notre ticket, pour le mondial FIBA 2023.

 

La NBA, vous y pensez souvent ?

Non pas souvent, car je connais la politique des franchises NBA en matière de recrutement. Maintenant, en voyant le cas de l’Argentin Pablo Prigioni, rookie en NBA à 35 ans, je me dis que tout est possible, à condition de bosser dur et croire en son destin. Comme disent les Américains « Anything is possible ».

 

Un mot pour vos fans en Côte d’Ivoire ?

Un mot seulement ? Non, j’aurai plusieurs mots même. Du fond du cœur merci beaucoup, pour tout votre soutien et la force que vous nous avez donné. J’espère que vous continuerez à nous suivre. On fera le maximum, pour ne pas vous décevoir. On compte sur vous, sur les prochaines compétitions. Je vous dis à bientôt.

 


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