CAN 2023 (Côte d’Ivoire) : « On n’a plus peur de rien ! », Séko Fofana défie la RDC

Côte d'Ivoire vs RDC Séko Fofana


Après leur qualification en demi-finales de la CAN 2023 contre le Mali samedi soir, Séko Fofana a révélé en zone mixte comment ils y croient jusqu’au bout. Le joueur d’Al Nassr relève aussi ce qu’il faut corriger au niveau du jeu des Éléphants. 

Nous sommes très heureux, car les gens aussi viennent nous soutenir. Nous sommes très heureux et maintenant, nous devons nous rétablir et commencer à penser à l’avenir. Parce qu’on fait confiance et qu’on pousse, on pousse beaucoup. C’était difficile et quand nous avons marqué le but, et tout le monde, nous sommes ensemble et nous avons confiance. Et après avoir fait la différence dans la dernière minute, nous sommes très contents. Et nous devons toujours faire confiance et maintenant, nous devons nous rétablir. 

Vous savez que le but que vous avez assisté était décisif ?

Le dernier but marqué. Oui, nous sommes très heureux. On a lu l’histoire et vous savez, démarrer le premier match n’a pas été facile. Tout est difficile et maintenant, nous sommes très heureux. Écoutez, je pense que nous devons procéder match par match. Parce qu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas abandonner. On voit que tous les matchs sont difficiles. Qu’on part de loin à chaque fois. Je pense donc en toute humilité prendre le temps de bien récupérer. Pensez à bien préparer ce match et nous verrons ensuite ce qu’il y a dans nos réserves.

Vous venez de vraiment loin, le savez-vous ?

Je pense que cela part de la Guinée-Équatoriale. Parce que nous étions au fond du trou. Il a fallu attendre les matchs pour espérer une qualification. Ce qui est arrivé. Maintenant, on n’a plus peur de rien. On sait que même si on est en difficulté et qu’on marque un but, il faut continuer tant que l’arbitre n’a pas appelé. C’est vrai que nous avons deux situations similaires. Face au Sénégal et aujourd’hui. Ce sont des choses qui doivent être corrigées. Mais on prendra le temps de bien récupérer. Vous savez, on les a ressentis tout au long de la rencontre. Nous sommes très heureux, car ils ont poussé. Cela nous a donné une force supplémentaire. Nous ressentons également le soutien de toutes les personnes qui sont loin. Qui n’ont pas pu faire le déplacement, mais qui nous suivent à travers d’autres villes. Et aujourd’hui, nous sentons que nous sommes un pays uni. Même si nous avons vécu des moments difficiles. Surtout après le match de Guinée-Équatoriale. Où nous avons reçu des insultes. Nous aussi, nous nous sentions seuls. Mais nous avons réussi à donner suite. Les champions parviennent généralement à avancer. Et c’est comme ça.

Dounia MESLI pour ATS : Il y a eu deux changements gagnants. Quand vous avez montré une présence plus offensive. Que vous avez gagné et renversé le Mali. Était-ce la clé ? 

Je ne sais pas. Nous prendrons le temps de revoir les images. Mais on connaît les qualités des deux joueurs revenus. Nous savions qu’ils allaient nous apporter de la personnalité. Un contre un. À partir de ce moment, nous avons augmenté. On est resté un peu plus sur place au milieu. Après, il y a le talent qui parle. Simon qui fait la différence sur le premier but. Et puis je frappe et il suit bien et marque. Sur la dernière situation, nous savions que nous pouvions avoir une dernière chance. Nous l’avions et nous étions heureux.

Vous étiez vraiment en confiance sur le deuxième but. Qu’est-ce qui vous a traversé l’esprit ? Pouvez-vous nous dire cela ?

Beaucoup de confiance. Parce que juste avant, j’ai prié pour qu’un bal revienne. Et un coup. Parce que je sais que dans des moments comme ça, on a aussi tendance à paniquer. Je prends bien le ballon. Et derrière, Oumar est bien placé. Il aurait pu être hors-jeu aussi. Mais il a bien fait les choses. Et ce soir, nous sommes très heureux.

Pour le prochain match ?

Tout est possible. Nous n’avons pas vu de petites équipes. Nous avons aussi vu de grandes équipes. Avec l’histoire. Aujourd’hui, on sait qu’il faut bien préparer nos matches. Nous devons être concentrés. Il n’y a pas de petites équipes. Il faut bien se préparer.

Dounia MESLI pour ATS : Contre le Sénégal, c’est vous qui aviez harangué les spectateurs pour aller chercher cette qualification. Nous l’avons vu. Oumar Diakité a fait la même chose aujourd’hui. Et ça a encore fonctionné. 

Oui, exactement. Vous savez, c’est difficile, quand on est sur le banc, d’encourager ses partenaires. Nous avons aussi un peu de pression. Mais quand on est sur le terrain, on a le contrôle. Nous savons que nous pouvons continuer à croire. Nous avions la foi. Tout le monde nous a encouragés. Cela montre qu’il faut être encore plus concentré et continuer comme ça. Et quoi qu’il arrive, tant que l’arbitre ne siffle pas, tout est possible.

C’était un plaisir non seulement de jouer à Abidjan, mais de pouvoir ainsi parcourir le pays.

Oui, je pense que c’est un plaisir. La CAN est organisée chez nous. Le fait d’aller dans plusieurs villes, d’en avoir différentes… (Ce n’était pas prévu) Oui, ce n’était pas prévu. Mais nous sommes allés à Bouaké. Avant même la compétition, nous sommes allés à San Pedro. Nous sommes allés à Yamoussoukro. Nous sommes arrivés à Bouaké. Nous sommes retournés à Abidjan. Cela nous a rendu heureux. J’espère qu’à notre retour, nous aurons également le soutien des gens qui sont à Abidjan. Parce que c’est important. Les tests ne sont pas faciles. Aujourd’hui, nous réussirons à faire la différence ensemble. Pour le prochain match contre le Congo (RDC), nous perdons deux joueurs.

Quel est l’impact du prochain match ?

Oui, bien sûr, c’est un impact important. Nous n’avons pas que deux joueurs dans l’équipe. Il y a des joueurs qui sont parfois en tribunes, mais qui ont beaucoup de qualité. Parce qu’ils fonctionnent bien. Cela nous permet de maintenir ce niveau d’exigence en formation. Eux aussi auront une carte à jouer. Nous verrons comment nous allons récupérer. Nous mettrons l’équipe la plus compétitive et espérerons une victoire.

Crédit photo : Dounia MESLI, ATS.


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