Basket-Ball Giannis Antetokounmpo, superstar au sommet de son art

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Giannis Antetokounmpo écrase le championnat de basket américain, depuis déjà trois saisons. MVP de la saison 2018-2019, il est à cette occasion le troisième joueur le plus jeune depuis 40 ans à obtenir ce trophée. Durant la saison 2019-2020, le joueur grec d’origine nigériane rejoint Michael Jordan et Hakeem Olajuwon, dans le cercle extrêmement fermé des joueurs ayant remporté le titre de MVP et de Défenseur de l’année. Cette dernière saison 2020-2021 signe son apogée dans l’impact qu’il a sur les matchs et son équipe. Auteur d’une dernière prestation dantesque avec 50 points, 14 rebonds et 5 contres dans le dernier match des finales, il obtient son premier titre NBA et le trophée de MVP des finales.

En cette nouvelle saison, les attentes sont donc immenses, pourtant, personne ne peut croire que The Greek Freak (son surnom sur les parquets) va exploser en plein vol. En effet, son parcours prouve qu’il n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Analyse d’un phénomène qui risque de devenir, selon les experts, aussi dominateur sur la longueur qu’un Jordan ou un Lebron James.

Le travail, son plus gros talent

En 2013, les Bucks de Milwaukee sélectionnent un jeune grec de 18 ans à la draft. Si sa 15e place peut paraître amusante aujourd’hui tant le joueur domine ses adversaires, la plupart des observateurs n’ont pas compris le choix de la franchise à l’époque. Que cet inconnu jouant dans une ligue mineure puisse être sélectionné avant des joueurs évoluant dans le championnat universitaire était tout bonnement surprenant.

Assez chétif par rapport à la moyenne NBA, il réussit tout de même une saison honorable pour un des joueurs les plus jeunes ayant jamais foulé les parquets de la ligue professionnelle américaine. Mais, si depuis Antetokounmpo est en perpétuelle amélioration, c’est grâce à son amour du travail et son hygiène de vie.

Si bon nombre d’artistes ou de sportifs sont réputés pour leurs frasques, ce n’est pas le genre de la maison Antetokounmpo. La superstar comme ses frères, sont exemplaires en dehors comme sur les terrains. Giannis semble ainsi avoir compris dès le début de sa carrière qu’il devait travailler sans relâche et rester humble s’il voulait marquer la NBA de son empreinte.

Et son travail se voit déjà physiquement. Entre son arrivée dans la ligue et aujourd’hui, Giannis a pris la bagatelle de 23 kilos selon ses propres dires sur la chaîne ESPN. De joueur plutôt fin, il est passé à monstre physique, le tout, sans jamais perdre de sa mobilité. Une machine du travail qui ne laisse donc, rien au hasard.

S’inscrire dans la longueur

Avec des saisons plus qu’honorables durant ses premières années en NBA, Antetokounmpo a eu des dizaines d’occasions de rejoindre des équipes plus prestigieuses que la formation du Milwaukee. Pourtant, loin de vouloir un titre pour un titre, Giannis a choisi de construire sa légende dans le club qui l’avait accueilli. D’abord promulgué franchise player dès 2016, il a su se construire avec son équipe pour gagner le titre tant attendu depuis 1971, leur dernière victoire. 50 ans de disette donc, balayé par le talent d’un homme certes, mais d’une équipe aussi.

Excellent défenseur, Giannis n’est pas avare d’efforts au milieu d’une équipe volontaire et bâtie autour de sa personne. C’est là la grande réussite de la franchise. Elle a non seulement réussi à dégoter un joueur inconnu de tous à l’époque, mais elle a réussi à le garder. L’ambiance familiale de la franchise plaît au joueur et son propre frère Thanasis joue avec lui.

Aujourd’hui que le grec marche littéralement sur la ligue, il refuse systématiquement toute idée de quitter une équipe, qui, avant lui, n’était pas la plus sexy du championnat. Mis dans les meilleures conditions pour réussir, Antetokounmpo semble être un joueur fidèle et veut au moins montrer sa gratitude à la ville de Milwaukee pour l’opportunité qu’elle lui a offert alors qu’il était encore un parfait inconnu.

De leurs côtés, les Bucks ont réussi le coup de la génération en draftant un jeune joueur européen qui se révéla très vite être un génie.

En parallèle, il est le leader incontesté de l’équipe nationale de basket de Grèce depuis 2015.

Un avenir déjà tout tracé

Au sommet de son art à 27 ans, Giannis Antetokounmpo compte bien marquer l’histoire de la NBA de son empreinte de géant. Il sera, pour sûr, le favori de cette année au titre de MVP. Placer les Bucks comme une des équipes les plus compétitives était une chose que les commentateurs de basket n’avaient pas fait depuis des décennies.

Et pourtant, avec la seule présence du grec et d’une équipe solide pour l’entourer, ils deviennent directement une menace qui met à mal la confiance des équipes de stars de la ligue.

Loin des paillettes des Lakers ou des Nets, Giannis représente la résistance des franchises moins huppées. Les amateurs de basket vont encore se régaler cette année à regarder The Greek Freak faire ce qu’il sait faire de mieux sur les parquets, dominer ses adversaires.

 

 


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