Afrique Foot Togo: Tata Avléssi, « on a prévenu Gabriel Améyi qu’il y avait le feu là-bas »

On vous l’apprenait lundi dernier, les jours du bureau exécutif de la FTF (Fédération togolaise de football) sont comptés. Ceci après le passage à Lomé en début de semaine de Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA. Depuis les langues se délient. Tata Adaglo Avléssi, ancien président de la FTF a été reçu au téléphone ce samedi par Radio Fréquence 1 (radio privée de Lomé). Extraits.

avlessiM. Valcke est venu discuter avec Faure Gnassingbé et un départ prochain du bureau de la FTF est envisagé. Quelle appréciation faites -vous de la situation?

C’est un coup de théâtre. C’est un événement et un non événement. Pour les novices, c’est une surprise. Mais je dois vous dire que c’est une honte nationale. Une véritable honte. Mais tout le monde est responsable y compris moi-même. Il faut désormais sauver les meubles et avec les médias, la FIFA et le gouvernement togolais sans oublier la CAF qui ont entraîné ce qu’on nous avons aujourd’hui comme résultats. Désormais il faut voir celui qu’il faut à la place qu’il faut. Ce sera un travail de titans, chacun doit y mettre du sien pour redorer l’image du foot togolais.

Pourquoi parlez-vous de honte ?

(Rires). C’est une honte nationale. Faites un tour sur les médias internationaux. C’est une honte. Moi qui suis depuis quelques jours à Casablanca pour suivre le match Sénégal-Côte d’Ivoire, tout le monde m’interpelle « qu’est-ce qui se passe encore au Togo? ». Pour moi c’est une honte.

Lors de votre passage à la FTF, Gabriel Améyi a été désigné comme coupable de votre chute? Quelque part, vous êtes contents de sa situation actuelle ?

Non. pas du tout. Il faut savoir partir au bon moment (rires). Je ne regrette pas du tout mon départ de la fédération. Aujourd’hui tout le monde est responsable et je le répète. Ce Monsieur a fait feu de tout bois et a pleurniché devant les gens en novembre 2010 qu’il voulait la fédération. On lui a remis. Il y a goûté. Je l’avais prévenu que c’est le feu qu’il y avait là-bas. Je suis le premier responsable peut-être à tort ou à raison car il semblerait que je l’ai placé là-bas. Je le reconnais. Mais nulle part aujourd’hui personne ne peut plus dire il faut laisser Améyi aller à la fédération. Il est tombé comme un fruit bien mûr mais sans tornade. A qui la faute ? Il doit s’en prendre à lui-même. Quand tu n’es pas propre, il ne faut pas dire à ton ami qu’il est sale. Je dis que tout le monde est responsable à commencer par les présidents de clubs du Togo. Où étaient-ils ? Nulle part on ne joue le championnat avec les fonds de développement alloués par la FIFA aux fédérations. Quand je l’ai dit, je me suis retrouvé seul, sans soutien. Cette approche constitue une manière de saboter le développement du Football au Togo. (..) Je ne regrette pas d’avoir retiré mon club, l’US Masséda de ces matchs amicaux que vous appelez aujourd’hui championnat.

Avez-vous le sentiment d’avoir mieux fait que Gabriel Améyi aujourd’hui ?

Le question n’est pas là. Vous savez, on ne doit pas être pas président de la fédération pour aider son pays à s’améliorer. J’ai proposé que les éléments de crises dans années antérieures ne se présentent pas pour les dernières élections. Qui m’a soutenu? Aujourd’hui, tout le monde danse dans la rue que le départ prochain de M. Améyi est un soulagement. C’est une honte nationale. Moi j’ai pas envie de revenir à la fédération. Mais je ne vais pas pour autant me féliciter de la situation, au contraire. J’interpelle le gouvernement pour qu’il fasse preuve de rigueur dans la gestion de cette période qui peut déboucher sur une autre perspective pour le football togolais (…).

Voilà qui devrait alimenter les débats sur les médias togolais dans les prochaines semaines.

 

Publié par Steven LAVON pour Africa Top Sports

Rédacteur en chef à Africa Top Sports. Premier portail sportif Africain. http://www.africatopsports.com