Tous sports Quelle popularité pour le sport féminin en Afrique ? Tendances et signes de progrès



Alors que le sport féminin gagne de plus en plus de popularité au niveau mondial grâce aux équipes de grand profil telles que les footballeuses des États-Unis ou encore des géantes du sport comme Serena Williams pour le tennis, il est difficile de voir le même niveau de progrès dans les pays africains. Pourquoi et comment progresser avec le sport féminin en Afrique ?

Le  sport qui s’affiche  à la une des journaux africains reste toujours le football, et là bien sûr, on parle des équipes masculines. C’est au foot qu’on accorde le plus d’attention et donc le plus de financement. Toutefois, notons que la popularisation du sport féminin progresse.   Ainsi, voit-on des avancées au niveau de la publicité et du financement pour le cyclisme féminin en Éthiopie ou encore pour les excellentes sportives dans le domaine de l’athlétisme partout sur  le continent.

C’est l’attention donnée récemment à la parité des gains financiers pour les sportifs partout dans le monde et l’écart de rémunération important entre les sexes qui ont suscité l’intérêt du profil des sportives africaines. En outre, on constate peu à peu l’influence positive des sportives de haut niveau qui veulent investir désormais dans la promotion du sport parmi les filles.

Prenons par exemple l’Algérie : bien que l’équipe de football masculine remporte des prix et de la popularité, le sport féminin reste quant à lui discret. Ceci est notamment dû à la mentalité et aux besoins de sécurité plus élevés des femmes sportives.

En 2016, on « commençait à faire comme les étrangers » en se mettant au footing, mais avec des difficultés. Au-delà des obstacles dans la vie quotidienne, le développement au niveau gouvernemental, où on voudrait voir des investissements dans les athlètes et les équipes nationales, n’aident pas non plus.

Bien que le sport féminin algérien avance à petits pas, il doit tenir compte de défis au niveau du financement convenable  des sportives mais également  de l’insertion des athlètes dans la vie sociale et professionnelle une fois leur carrière achevée.

À l’instar de l’Algérie, on peut penser que l’Afrique du Sud se trouve dans une situation plus avantageuse au regard de l’écart de rémunération entre les sexes, surtout grâce à une économie plus forte qui permet un meilleur investissement. Selon les experts des casinos en Afrique du Sud, des progrès sont constatés dans la bonne direction. Toutefois, il n’existe pas encore de ligues féminines dans les sports les plus populaires comme le cricket, le football et le rugby, et l’écart au niveau des rémunérations reste important. Ici aussi le progrès vers plus de visibilité pour les équipes féminines, plus d’investissement dans les facilités d’entraînement et les sponsors, et des paiements plus substantiels pour les sportives féminines est lent. Cependant, l’atout de l’Afrique du Sud semble être l’existence des organisations qui se concentrent sur la promotion de l’égalité dans le sport : il y a des lois, des décrets et des projets au niveau gouvernemental et local dédiés spécifiquement à la promotion des femmes dans tous les sports.

 

Et qu’arrive-t-il une fois que les femmes trouvent une notoriété dans leurs domaines? D’abord, elles attirent beaucoup plus d’attention sur leurs pays d’origine, agissant comme des actrices de relations publiques. Il suffit de voir comment le monde apprécie les athlètes telles que Caster Semenya, Tirunesh Dibaba ou Murielle Ahouré pour voir comment les femmes africaines peuvent élever la notoriété et la réputation d’un pays africain.

De plus, ce sont souvent elles qui font le plus pour la promotion du sport parmi les jeunes filles. Selon la Banque Mondiale, cela aide aussi à promouvoir une indépendance et confiance en soi  pour les jeunes filles, changeant les mentalités et les préjugés. Est-ce que dès lors l’investissement dans le sport féminin peut être une clé vers le développement du rôle des femmes dans leurs communautés ? Investir dans le sport féminin peut-il favoriser l’émergence des leadeuses de demain en Afrique ?

Pour conclure, il paraît évident que le sport féminin rencontre encore beaucoup d’obstacles en Afrique, mais la popularité des icônes telles que les super-athlètes ivoiriennes Murielle Ahouré et Marie-Josée Ta Lou ou encore des équipes telles que l’équipe nigérienne de football féminin, donne de l’espoir  pour un avenir plus équitable. Il y a encore des préjugés culturels à dépasser et aussi la question importante du financement. Cependant, en gagnant en popularité et en attirant un plus grand public, le sport féminin pourrait sans doute occasionner plus de sponsors et accords de parrainages bénéfiques pour les sportives de demain.

 

 




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