Afrique Ebola : le foot africain bientôt touché ? Psychose en Espagne

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Tous les amateurs de foot africain suivent bien sûr avec inquiétude Ebola. De nombreux observateurs redoutent que le foot africain ne soit bientôt touché.

En attenant la psychose a gagné l’Espagne où cinq cas ont été détectés ces jours derniers.

 Une infirmière madrilène qui avait soigné deux missionnaires malades suscite de nombreuses peurs et précautions.

Ainsi, le Rayo Vallecano a demandé à l’attaquant guinéen Lass Bangoura de rentrer immédiatement à Madrid. Ce dernier est actuellement au Maroc avec sa sélection en vue d’une rencontre de qualifications à la CAN 2015.
Même psychose au Celta Vigo qui a voulu que son attaquant gabonais Madinda revienne.  Mais la sélection s’y est opposée.

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« Une catastrophe humanitaire ! » Peter Piot qui a co-découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo (RDC) n’a pas caché son inquiétude cette semaine dans une interview au très sérieux The Guardian.

Pour le moment, le virus a déjà  fait 3 439 morts sur 7 492 cas diagnostiqués, Le Liberia est le pays le plus touché, avec 2 069 morts, la Guinée en compte 739 et la Sierra Leone 623.

« Depuis le mois de juin, il est devenu clair pour moi qu’il y avait quelque chose de fondamentalement différent dans cette épidémie par rapport à celle de 1976.

« Certains des pays concernés sortent à peine de terribles guerres civiles, beaucoup de leurs médecins avaient fui et leurs systèmes de soins de santé se sont effondrés. Au Liberia, par exemple, il n’y avait que 51 médecins en 2010, et beaucoup d’entre eux sont morts avec l’arrivée d’Ebola » 

L’ épidémie est réapparue dans la région frontalière entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libériae. Dans cette région, les populations sont extrêmement nomades, il était donc beaucoup plus difficile de retrouver ceux qui avaient été en contact avec les personnes infectées. Les morts dans cette région sont traditionnellement enterrés dans les villes et les villages où ils sont nés, de nombreux cadavres hautement contagieux ont été déplacés entre les frontières. Le résultat a été que l’épidémie s’est rapidement propagée dans des lieux différents ».

« Si la fièvre hémorragique venait à se répandre dans des mégalopoles aussi grandes que Lagos ou Port Harcourt, ce serait une catastrophe inimaginable ».

Je pense que désormais nous n’avons pas d’autres choix que de tout tenter, je dis bien tout. (…) Cela apparaît évident pour tout le monde qu’il ne s’agit plus seulement d’une épidémie mais bien d’une catastrophe humanitaire. Nous n’avons pas seulement besoin de personnel de santé mais aussi d’une excellente logistique, de camions, de jeeps et de denrées alimentaires. Une telle épidémie peut déstabiliser des régions entières. (…) Je n’avais jamais imaginé qu’une situation aussi calamiteuse puisse arriver un jour ».

Publié par Nicolas Coutain pour Africa Top Sports

Nicolas / ATS