CAN 2023 / Rigobert Song (coach Cameroun) : « Demain, nous allons mettre cette équipe nigériane en difficulté »

Journaliste sportif rédacteur à Africa Top Sports. Amoureux de tous les sports, le football en l'occurrence. Passionné du micro, j'ai débuté le journalisme en 2012.




C’est l’un des huitièmes de finale les plus attendus de cette CAN 2023 ! Deux géants vont se livrer une lutte sans merci, ce samedi à partir de 20h. Le Nigeria et le Cameroun s’affronteront au Stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. En conférence de presse d’avant match, le sélectionneur des Lions Indomptables, Rigobert Song et son attaquant Faris Pemi Moumbagna ont fait montre de leur état d’esprit.

TMO – Avant de passer aux questions et réponses, je vais d’abord poser les premières questions à vous, coach, ensuite à Faris, et ensuite on donnera la parole au journaliste pour poser les questions. Maintenant, ma toute première question, est-ce que le Cameroun est en danger ?

Rigobert Song – C’est un match crucial, les matches Cameroun-Nigéria sont toujours très disputés, particulièrement en Coupe d’Afrique des Nations.

Journaliste – Comment avez-vous préparé cette rencontre ?

RS – La préparation aujourd’hui, je pense que nous sommes dans une nouvelle période, nous savons ce que nous devons faire et où est-ce que nous devons aller. Aujourd’hui, je pense que nous nous sommes bien préparés, nous savons qu’on reste toujours sur l’optique, on a commencé doucement, nous sommes en train de monter progressivement, et le match de demain, c’est sûr que ça va être un autre match.

Journaliste – Faris, cette compétition entre dans ses phases d’élimination directe, c’est une compétition qui commence, avec vos coéquipiers, qu’est-ce que vous vous êtes dit, comment vous vous êtes préparé pour affronter cette équipe du Nigeria qui reste chaque fois une équipe prévisible dans cette compétition ?

Faris – On s’est bien préparé, il y a une ambiance qui vit bien dans le groupe, on doit rester sur ça, c’est un match à élimination directe, on va rester dans le même état d’esprit et continuer à donner le meilleur de nous.

Journaliste – Bonjour Faris. Bon, dis-moi, au pays, il y a l’esprit qu’on appelle le Hemblé, on a vu cet esprit, le Hemblé contre la Gambie, et ça nous a aidé à gagner ce match. Maintenant, dis-moi, parce que la personne qui incarne le Hemblé semble juste à côté de vous, Rigo, dis-nous comment ça va se passer demain, à quel niveau de Hemblé, est-ce que vous allez aborder ce match ?

Faris – On a tout donné, demain aussi ce sera de même, on ne va pas se relâcher, après le résultat c’est ce qui vient à la fin.

Journaliste – Vos choix ont souvent été remis en question, notamment pendant les deux premiers matches de cette compétition, est-ce que vous abordez la rencontre contre le Nigéria en vous disant que vous avez déjà trouvé la formule parfaite, ou est-ce que vous continuez à chercher, comme vous avez l’habitude de dire ?

RS – A cette période de compétition, je pense qu’il n’y a plus à chercher, dans le sport on reste sur les choses positives, et on corrige un peu le négatif, donc je pense que les trois matches que j’ai déjà pu faire, je suis arrivé à un point où aujourd’hui, je n’ai plus le droit au calcul, je ne calcule plus rien, je vais aborder cette compétition déjà par rapport à ce qui s’est passé lors du dernier match, et en corrigeant ce qui n’a pas pu marcher, tout n’était pas parfait, et il faut s’améliorer au quotidien, donc mes joueurs sont conscients, je sais ce qu’il faut faire pour que je puisse mettre tous les moyens de main et de pouvoir obtenir un résultat positif.

Journaliste – Vous attendez à faire un match référent ?

RS – C’est vrai que c’est une très belle équipe… On s’est déjà rencontrés plusieurs fois, ça n’a pas toujours été facile, on le sait bien, il ya des statistiques qui en parlent, et aujourd’hui je pense que c’est une équipe à prendre au sérieux, très au sérieux même, et peut-être que, comme vous le dites, peut-être quand on joue une équipe qui a l’air d’être au sérieux, c’est là où nous aussi nous essayons d’être au sérieux. Ce que je sais c’est que mes joueurs sont prêts, ils savent ce qu’ils ont à faire et ce qu’il faut.

Journaliste – Est-ce que vous allez gérer le match en sachant que l’histoire est avec vous ? Est-ce que vous êtes confiant que l’histoire vous aidera demain ou que vous allez prendre le match au fur et à mesure ?

RS – C’est vrai que c’est une autre génération, vous avez parlé de la Coupe d’Afrique qu’on a gagnée en 2000, mais aujourd’hui on est dans une nouvelle génération. Cette génération, on parle du football, mais ce n’est pas la même personne. Aujourd’hui nous avons une nouvelle génération, comme je l’ai dit, surtout que les Camerounais ne veulent pas le comprendre, ils refusent de le comprendre en disant que je suis à une phase de construction. C’est une nouvelle génération qui est en train de monter. Nous sommes dans le devoir de pouvoir l’assurer et de rester dans cette continuité.

Journaliste – Bonjour coach, le match de demain est un match historique comme tout le monde le répète. Quelle est l’équipe qui tiendra sa revanche demain ? C’est le Nigeria qui a été battu au stade Félix Houphouët Boigny en 1984 ou alors le Cameroun qui a été défait en 2019 en Égypte ?

RS – Nous voulons rester dans l’histoire. L’histoire du football Cameroun a sa particularité. Je pense qu’en gros nous sommes là pour une compétition pour aller le plus loin possible. Nous savons que nous n’avons plus le droit à l’erreur. L’équipe du Cameroun s’en force aussi si on est prête mentalement. Je pense que rien ne peut nous arriver. Demain, je pense que ça va être un match qui aura beaucoup d’enjeux. Nous, on se préserve pour essayer de faire en sorte que nous essayons d’être bien organisés, ne pas non plus s’agiter, ne pas non plus aller dans l’enthousiasme de ce qui va se passer. Et après, mettre notre technique et notre philosophie pour essayer de les mettre en difficulté.

Journaliste – Est-ce que vous n’êtes pas un peu inquiet ?

RS – On n’est pas inquiet. On est confiant. On rentre dans un match à élimination directe. Il n’y a pas question d’être inquiet. On sait toutes les qualités qu’on a. On va juste rentrer sur le terrain avec tout le groupe. C’est un groupe uni, un groupe qui vit bien. On se concentre beaucoup plus sur nous. Le reste, c’est le match qui décidera. Là-bas, en t-shirt blanc.

Journaliste – Ma question est pour Faris. Vous allez jouer pour la première fois au stade Félix Houphouët Boigny, alors que le Nigeria a joué un match contre la Guinée-Bissau. Selon vous, est-ce que c’est un avantage pour le Nigeria par rapport à vous ?

Faris – Il n’y a aucun avantage sur le terrain. C’est 22 joueurs sur le même terrain. Peu importe où le match se joue. Il y a 90 minutes, voire 120. Le résultat va départager les deux équipes parce que les conditions sont les mêmes pour les deux équipes.

Journaliste – Depuis le début de la compétition, il y a eu certaines rumeurs qui disaient comme quoi, peu importe l’issue, vous ne serez plus coach à la fin. On sait qu’en tant que footballeur, vous êtes une légende du football africain. Si jamais vous venez à remporter la compétition, est-ce que c’est une idée dans votre tête de vous dire, je partirai par la grande porte et ainsi devenir aussi une légende du football africain en tant que coach ?

RS – C’est une question difficile à répondre. Pour le moment, je pense que je suis encore sous contrat. Je reste concentré sur ce que j’ai à faire. Après, on verra la suite.

Journaliste – Qu’est-ce qui se passe avec les gardiens du Cameroun ? Tantôt c’est Onana titulaire, tantôt c’est Ondoa. Qu’est-ce qui se passe au juste ?

RS – Aujourd’hui, je n’ai pas de problème avec les gardiens. Tous mes gardiens sont compétitifs. Je suis venu avec 27 joueurs et tous les 27 sont présents et prêts à répondre à ce que nous recherchons. Il n’y a pas de polémique à faire entre ces gardiens. Ils s’entendent très bien et je pense que chacun à l’opportunité, tous mes 27 joueurs ont l’opportunité de montrer de quoi ils sont capables.

Journaliste – Contrairement à ce que vous nous avez dit, vous allez jouer une équipe qui est invaincue dans cette canne, qui n’a pas perdu le match et qui reste sur 2 victoires sans encaisser. Est-ce que ça n’en fait pas un favori ? Est-ce que ce n’est pas une chance pour le Cameroun d’être un peu outsider ?

RS – Depuis le début de la compétition, on n’est pas privilégié. Nous préférons rester dans cette philosophie. Nous savons seulement où nous allons. Je le dis encore, c’est une très belle équipe. Demain, je pense que nous allons mettre cette équipe en difficulté. Ce qui est important demain, ce sont les 3 points. Peu importe comment ça va se passer, ça va être un match difficile, mais on va se battre. Nous devons continuer à nous battre.

Journaliste – Dans l’entraînement d’hier, deux joueurs (ndlr, Aboubakar et Njié) qui n’ont pas joué ont commencé à s’entraîner. Est-ce qu’ils sont prêts à jouer contre les Nigérians demain ?

RS – Vous verrez demain dans la liste des joueurs qui seront là. Si vous avez déjà les informations, vous savez… Demain, je pense qu’ils seront bien dans la liste.

 

Propos recueillis par Dounia Mesli, envoyée spéciale d’Africa Top Sports.

 

 

Crédit photo : ATS


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