Reims : Alaixys Romao explique les raisons de son retour en Ligue 1

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Alaixys Romao s’est engagé avec Reims pour deux saisons cet été. Deux ans après son départ de Marseille pour l’Olympiacos, le milieu international togolais fait son retour en L1. Formé à Toulouse, avant de passer par Grenoble, Lorient et l’OM, Alaixys Romao sort d’un excellent exercice avec l’Olympiacos (36 apparitions toutes compétitions confondues, pour 3 buts et 2 passes décisives). Il y a notamment disputé la Ligue des Champions la saison dernière et a glané un titre de champion de Grèce en 2017.

Dans des propos relayés par nos confrères de L’Equipe, Alaixys Romao évoque les raisons qui l’ont poussé à revenir en France.

 

 Imaginiez-vous un début de saison rémois aussi performant avec six points en deux matches ?

Peut-être pas même si on a bien travaillé. On s’attendait à deux matches difficiles. Mais je ne suis pas surpris par rapport à ce que l’on fait à l’entraînement. Dès les premières séances, j’ai constaté qu’il y avait une grande intensité. Et de bons jeunes. Ces gars-là voulaient prouver qu’ils n’étaient pas en L1 par hasard. J’ai discuté avec les dirigeants (Mathieu Lacour, directeur général). Je savais à quoi m’attendre. Ce début de championnat est dans la lignée de ce qui a été réussi en L2. Pour que cela continue, il faudra continuer à travailler et bien garder ces valeurs.

 

Quelles sont les recettes du succès ?

On ne fera les premiers comptes que dans six mois. Il faut engranger lors du premier semestre. On m’avait parlé d’un groupe de qualité. Je confirme. On vit bien, en osmose. Mes coéquipiers m’ont vite intégré. J’ai essayé d’apporter mon expérience. A partir de là, on a de bonnes bases et on avance tranquillement.

 

Après avoir prolongé avec l’Olympiakos (2020), pourquoi êtes-vous revenu en Ligue 1 ?

Au départ, je voulais rester. Mon agent revenait à la charge mais je ne voulais rien entendre. Et terminer mes deux années de contrat en Grèce où je me sentais bien. Et finalement, Reims m’a contacté. Le projet était intéressant. Après réflexion, je me suis dit que la Ligue 1, la France, la famille qui était restée à Toulouse me manquait. Le fait que la France ait gagné la Coupe du monde allait mettre un coup de projecteur sur la L1. J’avais envie de retrouver les stades, le Vélodrome. Seul Reims m’intéressait. J’ai été séduit.

 

Que retenez-vous de votre passage de deux saisons en Grèce ?

C’était une bonne expérience. En France, c’est confortable quand on parle la langue. Les premiers mois, en Grèce, je n’ai pas joué. Il fallait prouver. Montrer tous les jours que tu mérites la place d’un local. Au sein d’un effectif de trente, trente-cinq joueurs. Si tu n’es pas au niveau, tu ne peux pas réussir. Et j’étais tout seul. Cela m’a appris. J’ai travaillé plus. Après, les gros matches se concentrent surtout en Coupe d’Europe et les derbys. Ce sont de grosses ambiances, de grosses émotions. Les supporteurs sont fanatiques. Il faut le vivre pour comprendre, avec les fumigènes dans les stades qui sont autorisés.

 

Quand on a été joueur de Christian Gourcuff, est-ce frustrant de défendre à huit derrière ?

Je sais ce qu’on doit faire et où je suis. On ne va pas faire les beaux. Quand on aura plus de confiance, on jouera encore mieux. On a quand même progressé entre le déplacement à Nice et la réception de Lyon. Ce qui m’importe, c’est de remporter des matches. A nous de jouer avec nos qualités et de nous maintenir.

 

A quel âge envisagez-vous de raccrocher ?

Cela dépend. J’aime le foot. Pourquoi pas 41 ans (rires). On verra dans deux ans (fin de son contrat à Reims). Je me sens bien pour le moment.

 Propos recueillis par L’Equipe 


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