CAN Féminine 2022 [CAN 2022] – Ghizlane Chebbak : ‘’Nous voulons décrocher nos 3 points’’



Ghizlane Chebbak, la capitaine du Maroc ainsi que son  sélectionneur étaient face à la presse ce lundi 4 juillet 2022. Tous deux restent focus sur la suite de la compétition après une première sortie victorieuse face au Burkina. Leur prochaine rencontre sera contre les Ougandaises le 5 juillet prochain.  

 

Journaliste – sur la victoire 1-0 dans le premier match contre le Burkina Faso
Coach – C’est déjà une très bonne chose de démarrer avec une victoire en phase de poule. Après il faut continuer sur cet objectif de jouer ces trois matches pour les gagner. On est dans notre objectif pour préparer ce deuxième match, et tout faire pour le gagner tout simplement.

Journaliste – sur l’ambiance au sein du groupe après cette victoire
Capitaine – Entamer la compétition avec une victoire est une bonne chose. Cela nous donne envie de continuer sur cette voie. Maintenant, on ne pense plus au match qui vient de passer mais nous nous concentrons sur le prochain pour y empocher aussi 3 points pour être plus à l’aise.

Journaliste – Ce n’était pas une surprise pour le premier match, votre père était avec l’équipe nationale qui a gagné en 1976, avez-vous pensé à votre père quand vous avez marqué votre but ?
Capitaine – Je pense toujours à mon père et à ses conseils car il a toujours été mon premier supporter. Le jour du match d’ouverture, j’ai vécu des choses que je n’avais jamais vécues auparavant ; un stade plein de supporters et d’amoureux du foot. La plupart des gens connaissent mon père. Alors j’ai fait mon maximum pour lui rendre hommage et rendre fier mon pays. Je suis en train de vivre un rêve et pour le réaliser je dois remporter cette coupe africaine, pour être comme mon père, parmi les premiers à décrocher ce titre au Maroc.

Journaliste – Comment voyez-vous cette rencontre contre l’Ouganda ?
Coach – ça sera un match à double enjeu, avoir les trois points et si on a les trois points on sera presque qualifié pour les quarts de finale. Après y’a pas de surprise ça sera un match difficile. L’Ouganda est une bonne équipe, mais encore une fois il faudra s’attacher à ce que nous on sait faire, sur nos qualités et produire un match de très bonne qualité et gagner ce match contre l’Ouganda. Ce sont des matches très rapprochés, donc très peu de temps pour travailler. Donc bien sûr qu’à un moment donné ça sera un facteur très important mais aujourd’hui on prend ce deuxième avec beaucoup de sérieux, même si l’Ouganda a perdu son premier match.

Journaliste – bravo pour votre but, comment se passe l’atmosphère dans le groupe, l’ambiance entre vous avant ce match
Capitaine – nous sommes heureuses de la victoire, les célébrations sont terminées, on sait que le match sera difficile, on joue contre une équipe qui a perdu son premier match, qui va donner son maximum pour le gagner. Donc nous ferons tout pour avoir les trois points, nous devons être concentrés. Et l’ambiance est très bonne, tout se passe très bien.

Journaliste – vous parliez de votre père, est-ce une responsabilité de plus sur vos épaules ?
Capitaine – Comme je l’ai dit, mon père était un ancien joueur, ça me rend fière, ça m’encourage à donner mon maximum et faire honneur à mon père. C’est aussi une responsabilité pour être à la hauteur aussi bien pour mon père que pour ma famille. Moi personnellement j’essaie de faire mon maximum pour aider l’équipe, mais on le fait de manière collective, car nous avons besoin que toute l’équipe donne son max pour gagner le match et on doit être soudé pour cela.

Journaliste – sur la capitaine, sa personnalité et ses qualités
Coach – je n’ai pas l’habitude de parler d’une joueuse en particulier des qualités et des défauts. Je parle surtout sur un aspect collectif, mais notre capitaine c’est un exemple, c’est notre guide et c’est une joueuse qui a faim de victoire et qui emmène les autres. S’il y’a d’autres questions sur une joueuse en particulier je ne répondrais pas, je mets en avant l’aspect collectif et pas des aspects individuels, je le garde pour moi et pour le groupe, j’ai pas besoin de le répéter au média pour qu’elles le sachent.

Journaliste – la célébration du but contre le Burkina
Capitaine – Ma célébration était spontanée, je m’étais mise d’accord avec une de mes coéquipières que si je marquais un but, j’allais venir vers elle. Au début je me dirigeais vers la tribune pour voir ma mère et je me suis rappelée de ma coéquipière, et célébrer de cette façon (sourire) s’est fait spontanément

Journaliste – vous avez une journée de plus pour récupérer, est-ce que c’est un facteur positif pour la suite ?
Capitaine – Nous avons une journée de de préparation en plus et nous allons en tirer profit. Mais ce n’est pas grand-chose, car sur le terrain on est tous égaux. C’est celles qui vont se donner à fond et se concentrer qui vont l’emporter et c’est exactement ce sur quoi nous travaillons, car nous voulons décrocher nos 3 points. Nous savons que nos adversaires sont fortes et qu’elles viennent aussi pour gagner ces 3 points. C’est pour cela que nous allons donner le maximum pour les avoir.

Journaliste – comment allez-vous gérer les joueuses avec leurs cartons ?
Coach – oui le facteur récupération est très important, c’est vrai qu’on a un jour de plus, très important mais pas déterminant, car il y a des conditions, il fait chaud, il faut un temps de récup pour les petits pépins. C’est effectivement appréciable, mais pas déterminant, car ce qui se passe sur un terrain c’est différent, y’a tellement de facteurs qui entrent en compte, le facteur récupération ne peut pas tout changer. ça sera à nous de faire le nécessaire pendant 95 minutes pour gagner ce match. Sur les cartons, on est pas encore en train de réfléchir à ça, on est sur la compétition, on fera jouer les meilleures joueuses qu’on a disposition. Il y’aura pas de consignes particulières, mais pour faire attention, et de pas refaire les mêmes erreurs que sur le premier match

Journaliste – vous avez coaché en Europe, comment appréciez-vous le foot africain, quelles différences avec l’Europe ?
Coach – On n’a pas tout vu encore, il y a encore des matches aujourd’hui (sourire)
C’est un foot très diversifié, chaque équipe à ses atouts selon la morphologie des joueuses.
En Europe on a plutôt un jeu tactique, technique. En Afrique c’est quand même très différent, mais ce qui est important c’est de découvrir aussi des équipes et pays qu’on n’a pas l’habitude d’affronter et on s’aperçoit que ces équipes ont des qualités, c’est une CAN de très bon niveau. Mais l’Ouganda est une très bonne équipe avec de très bonnes joueuses.  C’est pour ça que ça sera une CAN très difficile, et il y aura peut-être quelques surprises sur cette CAN.

Journaliste – l’équipe du Maroc est une équipe technique, et vous vouliez donner une dimension plus physique, arrivez-vous ?
Coach – On a travaillé depuis plus d’un an et on a fait pas mal de choses, après on sait très bien que les joueuses qui jouent dans les championnats européens ont quasiment toutes des bases techniques et physiques, car ce sont des championnats professionnels pour certains. L’important c’était de faire que les joueuses évoluant en Europe et au Maroc arrivent à jouer au même niveau, au niveau technique, physique et tactique. Et sur chaque rassemblement on a eu beaucoup de progrès ; la cohésion s’est faite très rapidement, les joueuses savent la chance qu’elles ont d’avoir de telles infrastructures. C’est un travail au quotidien, de répéter les mêmes choses, pour arriver à une même base chez toutes les joueuses.  Et pour avoir une homogénéité on est parti en préparation depuis très longtemps, pour l’instant physiquement on est prêt, on peut rivaliser avec tout le monde et il faut encore plus élever notre niveau pour jouer cette CAN.

 

Propos receuillis par Dounia MESLI ,Journaliste-Reporter Africa Top Sports, Rabat

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