Afrique Mondial 2018: « C’est l’année des Lions de l’Atlas », soutient une journaliste marocaine  

Comme bien de journalistes marocains, Dounia Siraj a pris ses quartiers à Abidjan  en vue du choc entre Eléphants et Lions de l’Atlas, samedi 11 novembre, au Stade Houphouët-Boigny. Rencontrée à la conférence de presse de Marc Wilmots, mardi dernier, la consœur de Radio marocaine des sports (Radio MARS), s’est confiée pour africatopsports.com sur ce sommet  qui cristallise l’attention du public sportif dans le groupe C (zone Afrique) des éliminatoires du Mondial 2018. Pour elle, tous les clignotants semblent indiquer un triomphe du Maroc. Entretien.

Que retenez-vous en gros de la conférence de presse du sélectionneur des Eléphants ?

Tout d’abord, je retiens qu’il y a une énorme pression de la part des supporters ivoiriens. C’est le mot qui est revenu le plus souvent dans les propos de Marc Wilmots. Il appelle à l’union, au soutien des supporters des Eléphants de la  Côte d’Ivoire. Même s’il a déclaré que la pression est du côté du Maroc qui doit calculer, vu qu’il n’a besoin que d’un point pour se qualifier, finalement on sent qu’il y a une grosse pression sur les épaules du sélectionneur ivoirien. C’est pour cela d’ailleurs qu’il a fait appel à des anciens cadres de la sélection ivoirienne pour venir soutenir les Eléphants dans ce match important et capital face au Maroc.

De ce fait, avez-vous bon espoir, en tant que journaliste et ressortissante maroc, que les Lions de l’Atlas peuvent réussir le coup parfait ici à Abidjan ?

Franchement, oui. Nous avons entièrement confiance à notre sélection, surtout après les résultats affichés lors des trois derniers matches. Certes, il y a eu le nul contre le Mali (0-0), sur sa pelouse, mais c’était en gros un nul encourageant au vu de la prestation des Lions de l’Atlas. On eu des occasions de but, qui n’ont, malheureusement, pas été concrétisées. Face au Gabon, on a enregistré une belle victoire (3-0) à Casablanca. Ce qui fait qu’on a entièrement confiance à la sélection marocaine. Il y a eu aussi ce bon résultat contre la Côte d’Ivoire (0-0). Aujourd’hui, on se sent très proche de la Coupe du monde. Cela vingt ans, exactement, que le Maroc ne s’est pas qualifié pour la Coupe du monde. Il est temps pour nous d’y aller.  Aussi, vu l’effectif et le sélectionneur, Hervé Renard, qui connaît très bien cette sélection de la Côte d’Ivoire ; c’est lui qui les a fait venir pour la plupart des joueurs lorsqu’il entraînait les Eléphants. Nous, on a confiance en notre sélection et au staff technique. On connaît, également, l’expérience qu’a un certain Moustapha Hadji, qui est lui aussi dans le staff. On a également confiance en la qualité des joueurs de la sélection nationale.

Sent-on vraiment cette conviction sur place au Maroc ?

Bien sûr. D’ailleurs, dès que la Fédération royale marocaine de football a publié un communiqué concernant les vols en direction de la Côte d’Ivoire, les Marocains se sont rués vers les agences de transport pour prendre leurs billets pour venir soutenir les Lions de l’Atlas, ici à Abidjan. Parce que pour nous, c’est capital de renouer avec la Coupe du monde. On sent, par ailleurs, que 2017 est l’année du Maroc. Il y a le WAC qui vient de remporter la Ligue des champions africaine. En plus, ça intervient à une semaine d’intervalle seulement. On croit en une qualification du Maroc pour le Mondial.

Medhi Benatia, on l’a dit, n’est pas à cent pour cent de sa forme. Cela ne devrait-il pas constituer un handicap sérieux pour la sélection marocaine ?

Peut-être. Mais on a de bons remplaçants. Pratiquement tous les joueurs sélectionnés ont de la compétition dans les jambes. On sent qui est le patron. Face au Gabon, lorsque Benatia s’est blessé, il a été valablement suppléé par Badr Banoun, le jeune défenseur du WAC.  Il peut prendre sa place si le besoin se fait ressentir. Après, ce sont de petits bobos, comme l’a dit, d’ailleurs, Marc Wimots à propos des joueurs ivoiriens. Donc on ne s’inquiète pas trop. Si Medhi Benatia est forfait pour ce match, d’autres seront aptes à prendre sa place.

 

Réalisé par EMGEY MARTIAL, à Abidjan

Publié par Equipe rédaction pour Africa Top Sports

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