Afrique [exclu] Lamine N’diaye, coach Horoya : “on est très motivés”

Horoya affronte ce mardi Pyramids FC d’Egypte en demi-finale du Final 4 de la Coupe de la Confédération de la CAF. Pour son entraineur Lamine N’Diaye, si le format du tournoi ne lui convient pas, son équipe sera néanmoins au niveau.

Dans quel état d’esprit le Horoya aborde cette demi-finale ?

Depuis le mois de juin, nous sommes dans un bon état d’esprit. C’est vrai qu’on n’est pas forcément logé à la même enseigne que notre adversaire qui a repris son championnat. Mais c’était aussi le cas du PSG lors du Final 8 (ndlr: Ligue des champions UEFA). Mais les garçons ont l’esprit conquérant et une grosse envie de faire quelque chose de bien. La motivation est intacte.

Le manque de matchs de compétition depuis plusieurs mois aura forcément un impact. Comment comptez-vous y rémédier ?

On verra. On a fait des oppositions qui valaient largement des matchs. Seulement, on peut déplorer des blessures ici et là. Et puis il y a eu la journée FIFA où certains de nos joueurs étaient en déplacement. On a eu la chance de récupérer tout le monde mais vous savez les voyages sur le continent et tout ce que ça comporte. Mais on est bien là.

Le Horoya avait demandé un retour au format aller/retour des demies, mais la CAF a dit non. Vous estimez toujours que c’est un avantage pour les clubs marocains de jouer chez eux ce Final 4 ?

Pour moi, c’est deux poids deux mesures, dans la mesure où en Ligue des champions on fait des matchs aller-retour. Il n’y a pas d’équité. On aurait dû demander aux équipes, ‘qu’est ce que vous préférez?’. Même s’il y a pas de public, les clubs marocains sont au moins épargnés des déplacements et toutes les tracasseries qui accompagnent. Mais on fait fi de tout ça et on se prépare pour faire de notre mieux.

La perte d’un joueur comme Aristide Bancé est-elle préjudiciable pour le club dans une période comme celle-là?

On a respecté son choix. Il sait pertinemment que même s’il ne pouvait pas jouer, sa présence dans le groupe est très importante. C’est un grand professionnel. Il manque à l’équipe. On va tout faire pour pallier à cette absence. C’était son choix. Je pense aussi que son genou l’embêtait tellement qu’il ne pouvait plus supporter la douleur.

Vous avez déjà remporté une Ligue des champions CAF. Quel est le message qu’on passe à des joueurs avant d’aborder des matchs aussi importants ?

Les matchs de haut niveau se jouent généralement à pas grand chose. Les petits détails qui font la différence. On ne cesse de le marteler. Ils commencent à comprendre, ils sont très professionnels. Ils font attention à tout. Ils sont motivés mais pour la plupart, c’est la première fois, ils sont à cette étape de la compétition et ils aimeraient aller plus loin. C’est tout le mal que je leur souhaite.

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