Ligue 1 Raymond Domenech (FC Nantes) : « On n’agite pas le drapeau de la peur pour faire bien jouer les joueurs »



Troisième match pour Raymond Domenech sur le banc de Nantes, et troisième match nul – après celui contre Rennes (0-0) puis Montpellier (1-1) – l’ex-sélectionneur de l’équipe de France peine à faire gagner son équipe. Sa réaction après la rencontre et le partage des points face à Lens (1-1).

 

“Oui il y a de la déception parce qu’on prend un but sur corner à dix minutes de la fin du match, mais ce n’était pas injustifié, c’est un match et un point partagé logique. Ils ont montré toute leurs qualités depuis le début du championnat. C’est une équipe qui gène l’adversaire qui provoque toujours, c’est frustrant car pour le moral ça aurait été bien, mais au vu de la physionomie du match pas du tout.
En fin de match il y a des changements adverses et des hésitations de notre côté sur le marquage, et on prend ce but, ça peut arriver. Mais c’est dommage, car on avait besoin de ces 3 points, comptablement et ça aurait confirmé cette idée qu’on veut mettre dans les matches.”

Journaliste – C’était une erreur de ne pas mettre le deuxième but de votre côté, de redescendre défendre ?
R. D. – Non justement c’est ce que j’ai dit à la mi-temps, de rester jouer haut pour les empêcher de jouer et récupérer les ballons au milieu et c’est ca qu’on a mal exploité, sur des frappes, on a essayé de ne pas reculer, on les a plus gêné que reculé.

On a toujours le problème de l’efficacité dans le jeu, dans l’organisation, on a plus de déchets dans la gestion du ballon, et d’un autre côté on a été plus juste dans le jeu.

Journaliste – Sur la tentative de Kalifa Coulibaly
R. D. – C’est dommage qu’il ne tente pas sa frappe, mais c’est un poison pour l’adversaire, il sait utiliser ses déviations. C’est une arme pour nous, mais il ne faut pas que ça soit la seule.

Journaliste – Sur le problème d’efficacité et le peu beaucoup d’occasions
R. D. – Non mais sur l’efficacité, c’est aussi l’avant dernière passe, et tous ces ballons perdus, quand on se précipite, c’est encore des choses à corriger. Pour se créer des occasions de buts, il faut être plus juste dans la passe décisive.

Journaliste – Le changement de Lens vous a un peu perturbé dans votre jeu ?
R. D. – Non il marque sur corner, c’est les changements de joueurs et les prises de marquage qui nous ont un peu perturbé sur le coup, on a pas eu le temps de se replacer.

Journaliste – Les latéraux en difficulté
R. D. – Oui on en a discuté un petit peu avec les prises sur le positionnement à deux, mais leur système avec les latéraux qui viennent très haut, c’est très difficile à gérer. On a des choses à régler pour soulager le travail des latéraux.

Journaliste – Vous avez fait preuve de solidité pourtant, vous avez mis à mal Lens, ce n’est pas agaçant ce partage du point ?
R. D. – Non c’est pas agaçant, c’est frustrant pour les joueurs, ce match là ils étaient accrochés, il fallait aller à la bataille, il fallait garder un peu le ballon, surtout dans ces moments un peu difficile.

Journaliste – Un peu d’abattement chez les joueurs, qui laissent échapper des victoires à leur portée ?
R. D. – Mais s’ils n’avaient pas été un peu abattus, ça aurait été moi qui serait abattu, leur réaction est normale. Ils s’accrochent mais sur un corner ils ne se parlent pas et on prend ce but. On a toute la semaine pour gommer ça, recommencer, on sait que la suite de la saison va être difficile, il y’a des matches compliqués qui arrivent.

Journaliste – On ne vous entend pas parler du mot maintien ?
R. D. – Non je suis sur l’idée de redonner, de donner, à cette équipe une assise pour que les résultats arrivent. On n’agite pas le drapeau de la peur pour faire bien jouer les joueurs, c’est important qu’ils reprennent cette confiance de jouer, d’être heureux de jouer ensemble, de s’accrocher, là ça s’est joué à quelques minutes.

Journaliste – Trois matches, trois matches nuls, vous êtes satisfait tout de même ?

R. D. – J’aurai préféré avoir 9 points en trois matches, mais vu les conditions… On va à rennes, puis Montpelleir, le plus frustrant c’est ce match-là contre Lens, même si c’est une équipe qui joue bien. Dans le contenu et l’évolution de l’équipe oui je suis satisfait. On a toute la semaine pour préparer le match contre Metz.

Journaliste – Vous ne faites pas beaucoup de changements dans les matches non plus ?
R. D. – Oui je crois que c’est important de leur donner beaucoup de confiance, qu’ils sachent qu’ils doivent s’accrocher ensemble. Les changements ce n’est jamais simple, pour l’instant je préfère garder cette stabilité de l’équipe, une équipe qui s’accroche, même s’ils ne marquent pas [les attaquants], ils font des choses intéressantes, et faire rentrer quelqu’un comme ça, c’est pas simple. Surtout quand le score peut basculer d’un coté ou de l’autre.

Journaliste – Sur les changements dans le groupe
R. D. – Je les vois tous les jours a l’entrainement, donc a revu d’effectif ça se fait tous les jours, donc les changements je le vois. Il faut garder des bases, créer des automatismes et on verra par la suite sur les changements.

Journaliste – Sur la concentration qui a manqué, avec Kakuta seul au point de penalty
R. D. – C’est un petit peu ça [un manque de concentration], acteur 95 minutes, et le rare moment où on est spectateurs on le paye, un match se gagne ou se perd sur ça.


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Un commentaire

  1. Qu’a dit Raymond Manuel Albert Domenek? Bien qu’il ait mené l’équipe de France à la Coupe du monde en 2006, que s’est-il passé plus tard? Ont été licenciés, une personne contaminée, je n’accepterai pas

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