Afrique CAN 2021 : « J’aurais pu revenir dans un cercueil », l’arbitre Janny Sikazwe revient sur le match Tunisie-Mali

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Janny Sikazwe, l’arbitre qui a marqué la CAN en stoppant deux fois Mali-Tunisie, le 12 janvier, explique qu’il a été victime d’un grave coup de chaud, qui aurait pu lui être fatal.

Janny Sikazwe, l’arbitre du fameux match Tunisie-Mali (0-1) de la CAN 2021, a expliqué dans une interview à L’Equipe, la raison pour laquelle il a donné le coup de sifflet final à la 89ème minute de jeu. « Quand je suis arrivé à Limbé, il faisait très chaud, avec un taux d’humidité terrible, de plus de 80%. Dès mon échauffement, c’était dur. J’avais beau prendre de l’eau, j’avais l’impression d’avoir toujours aussi soif. Et ça s’est détérioré au fil des minutes, se souvient l’arbitre. A la pause, on a attendu qu’on nous ouvre la porte du vestiaire. J’ai pris le temps de relaxer mes jambes et quand on nous a ouvert, j’ai pu me restaurer. »

Gêné par la chaleur, Janny Sikazwe a traversé la seconde période comme une ombre. « J’ai commencé à perdre mes repères. J’étais confus et je ne me rendais compte de rien. Je n’entendais plus mes assistants qui ont dit qu’ils essayaient de me joindre, de m’aider car ils voyaient que quelque chose n’allait pas. Je n’ai même pas eu l’impression qu’ils me parlaient. Je n’en ai aucun souvenir. Même aujourd’hui, je ne vois toujours pas. C’est la première fois que je ressentais ça dans ma carrière. »

Le match Tunisie-Mali (0-1) de la CAN 2021 a été chaotique, avec un coup de siflet final prématuré de la part de l’arbitre zambien Janny Sikazwe. Selon divers médias, l’homme de 42 ans, qui a dû sortir sous escorte de la sécurité face à la colère des Aigles de Carthage, a été victime d’une insolation, qui lui a fait craindre pour sa vie. Après ces évènements, l’arbitre est devenu la risée des réseaux sociaux. « Ce n’est pas simple de voir tout ce qu’il s’est dit sur vous mais c’est la vie, alors que c’est une situation particulière que je n’avais jamais vécue. J’ai été déçu d’entendre tout ça mais c’est moi qui suis le premier frustré de ce qu’il s’est passé. Je ne voulais pas spécialement revoir ce match », raconte Janny Sikazwe.

Victime d’un « coup de chaud » après une batterie d’examens, l’arbitre confie que ce diagnostic aurait pu être bien plus grave. « A cinq minutes près, je pouvais tomber dans le coma. J’aurais pu rentrer dans un cercueil. Car c’était dangereux ce qu’il s’est produit. Ma chance, c’est que je suis en bonne santé. Trois jours plus tard, j’ai repassé des tests de condition physique et tout était normal. Je n’avais aucune séquelle. »


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