Afrique football La Chronique de Yves de Fréau : Le tirage au sort de la prochaine CAN, suivi des qualifications pour Qatar 2022

De Freau




Les deux premières journées de la phase des qualifications africaines pour la Coupe du monde 2022, prévues en juin 2021, ont dû être reportées à septembre 2021. Plus précisément, à une période durant laquelle les 3e et 4e journées devraient se dérouler. C’est sans doute, une décision de la Confédération africaine de football (CAF), et du coup, les dates de ces deux journées précitées, sont décalées à octobre et les 5e et 6e journées à novembre. Le Bureau exécutif de l’instance continentale, a de même eu l’intelligence de prévoir de loin, les barrages, qui devraient désigner les 5 représentants de l’Afrique au Qatar. Celles-ci devront avoir lieu en mars 2022, soit quelques semaines après la prochaine CAN, prévue au Cameroun, du 9 janvier au 6 février…

On n’en est pas encore là, puisque chaque chose, dit-on, doit se faire en son temps. Et donc, avant de nous engager dans les éliminatoires de la Coupe du monde, et en bon Chroniqueur du cher continent, qu’il nous plaise de faire un clin d’œil au tirage au sort de cette 33e édition de la fête africaine de football. Tout en rappelant que pour le pays organisateur, le Cameroun, c’est sa deuxième fois qu’il réunit l’Afrique dans ses arènes. La première, qui date de 1972, les formations à s’approprier les clés de la terre promise, n’étaient que 8 ! Parmi lesquelles le Soudan, le Mali, le Kenya, le Maroc, le Congo, le Togo, le Zaïre (RD Congo), et bien entendu, le Cameroun, en sa qualité de pays organisateur.

Déjà, il est à rappeler que pour sa deuxième organisation, le pays de Paul Biya, accueille, à part sa propre délégation, il s’apprête à en faire pour 23 autres. Ils sont peu, ces absents qui pour 8, étaient pourtant présents. Pour 24, c’est difficile et peu recommandable de les citer… Le jeu vaut la chandelle tout de même. Parler de Zaïre, pardon, de la RDC, l’Afrique a encore du mal à comprendre son élimination de cette CAN. Seulement qu’elle a eu à faire face, à un combat difficile, contre des Gabonais. Un léopard devant une panthère, ça n’a jamais été facile. La preuve, c’est qu’à la fin, la Panthère sur ce coup, a fait d’une bouchée son adversaire, 0-3. La sagesse dit que les vrais luttes de fauves, se produisent sur le terrain. Inéluctablement.

 24 formations qualifiées, contre 8 en 1972, avec le Congo, le Togo, la RDC et le Kenya…

Alors, une réserve congolaise auprès de la CAF concernant un joueur gabonais, Guélor Kanga, pour une confusion de date ou de naissance à Oyem, au Gabon, pour pouvoir changer les choses, n’ont pas suffi. Absente de cette CAN camerounaise, l’orgueilleuse RDC, l’est autant que quelque reliquat de ces 8 célèbres de 1972. A l’instar du Kenya, de l’autre Congo et du Togo ! Une exclamation de vive et ardente émotion, pour brandir en face de ces trois pays et bien sûr, la RDC aussi, ce carton rouge de honte et de tristesse, propre aux formations incapables. Le Kenya, quoique si sage, n’a pas une autre grande histoire, depuis sa présence, en 1972. Tout comme le Togo, titubant à volonté, jusqu’à un certain quart de finale seulement, en 2013, en Afrique du Sud.

Les Eperviers, tels qu’on les appelle, font partie aujourd’hui, de ces incapables confirmés. Et leur envol, était prohibé par un sélectionneur du nom de Claude Le Roy ! Malgré la fortune, dépensée par les dirigeants de ce pays. Pour deux non qualifications pour les CAN 2019 et…2022, juste à cause de la suffisance et du narcissisme d’un technicien français surnommé « sorcier ». A tort ou à raison, Le Roy, a eu le mérite à l’envers, de mettre à genoux, le Togo, mondialiste en 2006. Une dégradation avancée d’une équipe nationale, dont le successeur, le Portugais Paulo Duarte, semble déjà mesurer les fâcheux dégâts laissés par…ce sorcier blanc. Depuis leur entame de ces éliminatoires, face aux Comores, au stade de Kégué, 0-1 (pour les visiteurs), il était écrit que les Eperviers du Togo, ne seraient pas, au Cameroun. C’était indéniable.

Pour sa part, le Congo dont l’histoire avec la Coupe d’Afrique des Nations, organisée par le Cameroun en 1972, en garde d’heureux souvenirs. Non rassasiés d’avoir éliminé les Lions Indomptables en demi-finale (1-0), les Diables Rouges du Congo, surpassent en finale, 3-2, les Aigles du Mali. Depuis, une nostalgie soutenue, s’est installée dans le football congolais. Et pour s’en convaincre, ces Congolais, comme lors des trois dernières campagnes éliminatoires, la calebasse de la qualification, s’est encore cassée. Le malheur est survenu, face aux Lycaons de la Guinée Bissau, au seuil même de la porte, alors que les Diables Rouges, avaient leur destin en main. Malheureusement, leur défense qui constituait leur principale force, a cette fois-ci pris l’eau de tout bord. Au finish, ils courbent lourdement l’échine, 3-0.

Fort heureusement, en ce qui concerne les qualifications pour la Coupe du monde Qatar 2022, un mélange du destin fait par l’Afrique, a assuré aussi bien aux prétendants pour la prochaine CAN, qu’aux recalés. Un autre challenge en perspectives pour toutes les équipes, désireuses de prendre part à la joute mondiale. Mais, attention ! Ne s’y qualifie pas qui veut. Et le départ, prévu pour les 10 groupes du continent africain mettent aux prises les sélections nationales afin de retenir cinq équipes qui seront qualifiées pour le Mondial prochain. En tenant compte des barrages, comme incontournables bonus. Si loin mais, si proche, puisque déjà le 1er septembre 2021, la CAF, fait appel aux officiels et aux différentes sélections nationales, dans les arènes.


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