Cameroun Patrice Neveu (Gabon) : « Ça va se jouer sur les détails »



Le patron du staff technique des Panthères Patrice Neveu prévoit un huitième de finale serré dimanche à Limbe contre le Burkina Faso. Il est d’autant plus confiant que Denis Bouanga, l’un de ses meilleurs joueurs retrouve le terrain après une absence due à une contamination au Covid-19.  

Journaliste – La CAN n’a pas très bien commencé pour le Gabon. Vous avez eu des problèmes avec la CAF au sujet d’un hôtel, du Covid-19, avec des joueurs qui devaient rester ou pas dans le groupe. Ce qui ne vous a pas empêché de franchir le cap du premier tour. Est-ce que la sérénité règne dans vos rangs à la veille du match qui vous oppose au Burkina Faso ?

Par rapport aux trois premiers matches que nous avons pu disputer, comme vous l’avez dit, nous avons rencontré moult problèmes. Encore hier, on en a eu un autre avec un joueur qui était négatif à notre départ de Yaoundé, mais qui est positif ici. C’est aussi le cas d’autres membres du staff. En tant que sélectionneur, il m’est difficile de gérer les problèmes  en interne comme je l’ai dit et surtout d »y faire face afin que cela n’atteigne pas le moral des joueurs et de l’environnement. Je  demeure bien sûr conscient de l’importance de la rencontre  et ce qui m’importe c’est la récupération des joueurs  parce qu’on a dû se déplacer à Limbe. C’est un changement  pour nous. La séance d’entraînement d’hier   était très intéressante. Les joueurs sont toujours extrêmement concentrés ayant vraiment en tête de tout faire pour passer le tour.

Journaliste – Vous connaissez bien cette équipe du Burkina. Quelle sera la clé de ce premier match des  huitièmes de finale ?

Ce sera de gérer comme pour tous les matches la qualité de jeu qu’on va proposer. On est bien conscient que le dernier match qu’on avait fait contre l’équipe du Burkina Faso n’était pas bon pour nous. J’avais joué aussi sur un autre système en 4-2-3-1.  Il est possible que je le remette en place demain et remette si vous voulez, les joueurs face à leurs responsabilités. On n’avait pas été bons. On a tiré des  conclusions. On sait que c’est une équipe qui a des joueurs de qualité, qui est complète dans toutes les lignes. Il n’ y a pas de grande différence entre les deux équipes. Ça va se jouer sur les détails. Après ça va se jouer sur 90, 120 minutes ou aux tirs au but. On s’est préparés à toute éventualité.

Journaliste – Coach Patrice, offensivement, vous avez beaucoup de possibilités. Lors du premier match, j’ai observé  que vous avez aligné Bouanga et Alevina sur les côtés, avec Mpenza en pointe et Allevinah un petit peu reculé pour laisser les clés  du jeu à Louis Autchanga. Lors de la seconde rencontre, vous avez plutôt mis Autchanga en numéro 10 et Boupendza,  Ivanga en duo devant. Lors du troisième match, vous avez remplacé Bouanga par Vigna –le Covid-19 est passé par là- . Quelles sont  vos certitudes au niveau du schéma tactique déjà. aujourd’hui ? Et puis, si vous jouez en 4-2-3-1 comme vous l’avez dit tout à l’heure ce sera avec Denis (Bouanga)? Peut-il jouer demain ? Quel est son état de forme aujourd’hui ? Ou alors vous avez décidé de jouer la carte de la continuité puisque Allevinah a d’ailleurs marqué ors du dernier match.

C’est vrai que Denis revient. Il n’a plus de Covid. Il a fait la séance d’entrainement intéressante même s’il a fait quelques  jours en chambre. Par rapport aux orientations du jeu, j’ai  mes certitudes en tout cas. Je ne vais pas me confesser ici. Vous comprendrez que j’ai un joueur offensif qui rentre.   Pour certains matches, j’ai utilisé tous ces joueurs dans d’autres systèmes : 4-4-2, 4-2-3-1, 4-3-3. Il y a le 3-5-2 qui est possible. Bien sûr que ma décision est prise, mais on verra demain sur l’aire de jeu.

Journaliste – Depuis 2012 le Gabon peine en CAN. Cette année, vous avez enfin réussi à sortir des poules.  A ce niveau, est-ce que vous diriez que vous avez déjà réussi votre compétition et que vous rêvez seulement jusqu’à voir jusqu’où vous allez vous arrêter ?

Nous avons, tous ensemble avec les dirigeants, le staff et tout le monde autour de la sélection, réussi à reconquérir notre public, notre peuple.  Nos supporters qui quelque part avaient été déçus et qu’on avait un peu perdus. Je pense que c’est quelque chose que les joueurs, ont, là gagné. Maintenant, nous on veut plus que ça.  Parce qu’on sait aussi qu’on peut aller plus loin.

Propos recueillis par notre correspondant au Cameroun, Pierre Arnaud NTCHAPDA

 

 

 


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